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Le prince iranien en exil Reza Pahlavi a pris la parole le 30 mai 2026 au Black Sea Security Forum à Odessa et a lié la guerre de la Russie contre l’Ukraine aux répressions et à la politique étrangère du régime de Téhéran. Sa thèse principale a été exprimée de manière ferme : l’agression russe et la dictature iranienne ne peuvent plus être considérées comme des crises distinctes.

Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi, a déclaré que l’Ukraine et le peuple iranien font face en réalité à une même logique de violence. Selon lui, les drones Shahed, que la Russie utilise pour attaquer les villes ukrainiennes, ont été créés par le même régime qui a réprimé les manifestations en Iran et continue de maintenir le pouvoir par la peur.

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Odessa comme point de rencontre de la douleur ukrainienne et iranienne

Le discours de Pahlavi a eu lieu à Odessa — une ville qui, depuis le début de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine, est devenue l’une des cibles clés des attaques russes dans le sud du pays. C’est pourquoi ses mots sur la ville, qui « regarde l’agression en face » et ne se rend pas, ont résonné non pas comme une formule diplomatique, mais comme un signal politique.

Pour le public israélien, ce discours a une signification particulière. Les drones iraniens Shahed ne sont pas seulement un sujet ukrainien depuis longtemps. Le régime iranien menace simultanément Israël, soutient les forces anti-occidentales et anti-israéliennes au Moyen-Orient et aide la Russie à mener la guerre contre l’Ukraine.

Pahlavi a formulé cela par une phrase simple et forte : « Shahed ne voit pas de différence entre une maison à Kharkiv, un bureau commercial à Dubaï ou une place à Téhéran ». Dans cette logique, Kharkiv en Ukraine, la capitale iranienne et les centres régionaux du Moyen-Orient se retrouvent dans une même zone de risque.

Pourquoi les mots de Pahlavi sont importants pour Israël

Israël sait bien ce qu’est la menace iranienne. Mais le discours à Odessa a ajouté une dimension ukrainienne à ce sujet : Téhéran agit non seulement par le biais de réseaux proxy et de programmes de missiles, mais aussi par l’exportation de technologies de guerre que la Russie utilise contre l’infrastructure civile de l’Ukraine.

Cela rend la coopération russo-iranienne non pas une alliance abstraite de régimes, mais un mécanisme pratique de pression sur les États démocratiques. L’Ukraine y fait face sur son territoire. Israël — par la sécurité régionale, les menaces de l’Iran et les conséquences de l’instabilité au Moyen-Orient.

Moscou et Téhéran comme « co-architectes du chaos »

Pahlavi a qualifié la Russie et le régime de Téhéran non seulement de partenaires, mais de « co-architectes du chaos ». Selon lui, les deux régimes agissent selon un schéma similaire : d’abord, ils répriment leurs propres citoyens, puis ils exportent ce modèle de force à l’extérieur — contre les voisins, les sociétés démocratiques et l’ordre international.

Il a rappelé que le régime russe ne combat pas seulement contre l’Ukraine. Dans un contexte plus large, Moscou agit contre la démocratie, contre la Géorgie, et avec la République islamique — contre la Syrie et l’Ukraine. Une telle alliance, selon Pahlavi, teste la réaction du monde libre et planifie les prochaines étapes en fonction de la faiblesse ou de la détermination de la réponse de l’Occident.

C’est ici que la position de Pahlavi croise l’expérience ukrainienne et israélienne. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ce sujet non pas comme une politique étrangère lointaine, mais comme une partie de la ligne de sécurité commune : l’Iran, la Russie, les drones, les guerres par procuration et la pression sur la population civile sont beaucoup plus liés entre eux que ce qui est souvent exprimé dans les déclarations officielles.

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Sanctions, drones et infrastructure de l’agression

Pahlavi a souligné séparément que les sanctions doivent être dirigées non seulement contre les symboles politiques, mais aussi contre les mécanismes réels de l’agression. Il s’agit des armées, des usines de production de drones, des structures logistiques, des canaux financiers et des réseaux qui permettent aux régimes de poursuivre la guerre.

Cette approche est importante à la fois pour l’Ukraine et pour Israël. Si l’industrie des drones en Iran continue de fonctionner, ses produits peuvent apparaître sur différents fronts — des villes ukrainiennes aux régions où l’influence iranienne affecte directement la sécurité israélienne.

Pahlavi a également mis en garde l’Occident contre les négociations avec les régimes autoritaires comme voie universelle vers la paix. Sa formule était on ne peut plus claire : les négociations avec les tyrans ne mènent pas à la paix, elles mènent à la tyrannie.

Ce qui se cache derrière l’appel à ne pas négocier avec les dictateurs

Reza Pahlavi a donné l’exemple de l’Union soviétique, affirmant que les compromis antérieurs ont plutôt reporté la confrontation qu’ils ne l’ont résolue. Dans sa logique, la faiblesse face aux dictatures ne réduit pas le risque de guerre, mais le reporte à l’étape suivante — souvent avec des conséquences plus lourdes.

Cette thèse est particulièrement sensible pour l’Ukraine, qui fait face depuis de nombreuses années aux conséquences des tentatives de « geler » l’agression russe au lieu de l’arrêter. Pour Israël, elle n’est pas non plus théorique : chaque cycle de concessions et de sous-estimation de la stratégie iranienne dans la région revient tôt ou tard avec de nouvelles menaces.

Pahlavi a appelé l’Occident à soutenir non seulement l’Ukraine, mais aussi l’opposition démocratique en Iran. Selon lui, la menace russo-iranienne doit être considérée comme un problème unique, et non comme un ensemble de crises distinctes.

Qui est Reza Pahlavi

Reza Pahlavi est le fils du dernier shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi. Dans son enfance, il a été proclamé héritier du trône, mais après la révolution islamique de 1979, la monarchie en Iran a été renversée et la famille Pahlavi s’est retrouvée en exil.

Aujourd’hui, il reste l’une des figures les plus connues de l’opposition iranienne. Sa position publique est construite autour de l’idée de changements démocratiques en Iran, du soutien à la résistance civile et de la pression sur le régime qu’il considère comme une menace non seulement pour les Iraniens, mais aussi pour le monde libre dans son ensemble.

Le discours à Odessa a montré que la guerre ukrainienne devient de plus en plus un lieu où convergent différentes lignes de confrontation mondiale. La Russie, l’Iran, les drones Shahed, la sécurité de la mer Noire, le Moyen-Orient et le sort des mouvements démocratiques ne peuvent plus être considérés séparément.

Pour Israël, cette discussion a également une signification directe. Lorsque la technologie iranienne est utilisée contre l’Ukraine, et que Moscou et Téhéran se renforcent mutuellement, il ne s’agit pas d’une guerre étrangère, mais d’un système de menaces qui, sous différentes formes, concerne à la fois Kharkiv, Odessa, Tel Aviv et toute la région.

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