Les enquêteurs de l’Autorité des antiquités d’Israël, traquant des pilleurs sur le site de Ras-Tamim près du mont Scopus, ont découvert un immense atelier souterrain de fabrication de récipients en pierre, fonctionnant il y a plus de 2000 ans – à l’époque du Second Temple.
L’incident a commencé par la découverte de traces fraîches de fouilles illégales. Lors d’une surveillance discrète de plusieurs jours, les forces de l’ordre ont pris en flagrant délit cinq suspects. Ils ont saisi un générateur, un détecteur de métaux et des outils spéciaux pour l’extraction de la pierre. Les personnes arrêtées risquent jusqu’à cinq ans de prison pour destruction d’un site archéologique, mais la principale nouvelle a été le contenu de la grotte dans laquelle ils tentaient de pénétrer.
À l’intérieur de la grotte, les archéologues ont découvert des centaines de fragments de calcaire, des ébauches et des déchets de production. Cela témoigne de l’existence d’un centre industriel organisé, et non d’un petit atelier artisanal. Les scientifiques ont trouvé des blocs travaillés avec des ciseaux et des produits avec des traces de tour. Une telle production avait une importance critique pour la société de l’époque : selon les lois juives, la vaisselle en pierre, contrairement à la céramique, était considérée comme insensible à l’impureté rituelle. Cela la rendait indispensable dans la vie quotidienne, notamment lors de la préparation des repas et des services du temple.
L’emplacement de l’atelier est également stratégique. Il se trouvait sur une route importante pour les pèlerins se rendant à Jérusalem depuis l’est. Les commerçants vendaient des objets rituels directement à proximité de la route, assurant une forte demande de la part des voyageurs.
Près de l’atelier, des grottes funéraires, de grands réservoirs d’eau et un bain rituel (mikvé) ont été découverts auparavant, dessinant un tableau vivant d’une zone industrielle et religieuse développée aux alentours de l’ancienne ville. Aujourd’hui, les artefacts découverts sont présentés à l’exposition « Passé criminel » à Jérusalem, qui vise à attirer l’attention sur le problème du pillage, détruisant le contexte historique des monuments.
Cette découverte souligne l’importance de la préservation des sites archéologiques et de leur contexte. Des trouvailles comme cet atelier aident à mieux comprendre la vie et la culture de l’ancien Israël. Il est important que la société prenne conscience de la valeur de son patrimoine historique — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
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