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NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Le 5 juillet 2026, une cérémonie a eu lieu à Jérusalem, reliant plusieurs couches de la mémoire israélienne : l’histoire de l’aviation, l’histoire d’Atarot, l’exploit des combattants de Tsahal en Ouganda et la tragédie personnelle de la famille Netanyahou.

Le grand rabbin d’Ukraine Moshé Asman a annoncé qu’il avait participé à la pose de la première pierre du Centre national du patrimoine aéronautique à Atarot, où un bloc commémoratif spécial dédié à l’opération légendaire « Entebbe », également connue en Israël sous le nom de « Opération Yonatan », doit être érigé.

Il s’agit du site de l’ancien aéroport Atarot au nord de Jérusalem. C’est là, dans le bâtiment historique de l’aéroport, qu’il est prévu de créer un centre qui racontera l’histoire de l’aviation israélienne, le développement de la présence juive dans cette région et l’opération de libération des otages à Entebbe.

La presse israélienne a confirmé les détails clés de l’événement : la cérémonie de pose de la première pierre du Centre du patrimoine d’Atarot a eu lieu le 5 juillet 2026 avec la participation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, du ministre du patrimoine Amichai Eliyahu et du maire de Jérusalem Moshé Léon.

Atarot comme lieu de mémoire et de politique

Atarot n’est pas un point aléatoire sur la carte. C’est le nord de Jérusalem, le site de l’ancien aéroport, qui a été lié pendant de nombreuses années à l’histoire aéronautique de la ville.

Selon les médias israéliens, le futur centre devrait être situé dans le bâtiment historique de l’aéroport et faire partie des événements marquant le 50e anniversaire de l’opération « Entebbe ». Le ministère du patrimoine d’Israël a déclaré que le centre serait dédié à l’histoire de l’aviation israélienne, au développement de la colonisation dans cette région et à l’histoire de l’aéroport d’Atarot lui-même.

Israel Hayom écrivait déjà le 6 mai 2026 que le ministre du patrimoine Amichai Eliyahu promouvait un projet d’une valeur d’environ 3 millions de shekels. La publication indiquait qu’une aile séparée serait créée dans le centre, dédiée à « l’Opération Yonatan », au cours de laquelle les combattants de Tsahal ont libéré des otages en Ouganda.

Lors de la cérémonie du 5 juillet, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a parlé non seulement du passé, mais aussi du statut de Jérusalem. Selon Israel Hayom, il a déclaré que le gouvernement « préserve Jérusalem sous la souveraineté d’Israël » et que « Jérusalem unifiée ne sera plus divisée ».

Dans le même discours, Netanyahou a lié Atarot, la puissance aérienne d’Israël, l’opération « Yonatan » et la mémoire de son frère Yoni Netanyahou, mort à la tête du groupe d’assaut.

Pour le public israélien, c’est un détail important. Le projet commémoratif à Atarot n’est pas simplement un musée. C’est une déclaration sur la mémoire, la souveraineté, le lien de Jérusalem avec l’histoire aéronautique d’Israël et sur la manière dont l’État raconte ses histoires clés aux nouvelles générations.

Ce qu’a écrit Moshé Asman

Le grand rabbin d’Ukraine Moshé Asman a écrit le 5 juillet 2026 que c’était un grand honneur pour lui de participer à la cérémonie de pose de la première pierre du Centre national du patrimoine aéronautique à Atarot.

Il a souligné que c’est précisément sur le site de l’ancien aéroport d’Atarot près de Jérusalem qu’un musée sera construit, qui préservera la mémoire de l’exploit des héros israéliens ayant sauvé des otages à Entebbe, et du commandant de l’opération Yonatan Netanyahou, mort lors de son exécution.

Asman a particulièrement noté la participation à la cérémonie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, du ministre du patrimoine Amichai Eliyahu, du maire de Jérusalem Moshé Léon et d’autres invités d’honneur.

Dans son message, le grand rabbin d’Ukraine a remercié le ministre Amichai Eliyahu pour son initiative et a écrit que préserver la mémoire des héros qui ont risqué leur vie pour sauver les autres est un devoir sacré. Selon lui, de tels lieux éduqueront les nouvelles générations dans l’esprit de courage, de responsabilité et d’amour pour leur peuple.

Cette formulation est particulièrement importante aujourd’hui. Après le 7 octobre, dans le contexte de la guerre continue, les thèmes des otages, de la responsabilité militaire et de la mémoire nationale en Israël ne résonnent pas comme un archive historique, mais comme une partie de la réalité quotidienne.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency attire l’attention sur un autre aspect : la participation du grand rabbin d’Ukraine à une telle cérémonie ajoute une voix ukraino-juive à l’histoire israélienne.

Asman parle de l’exploit d’Entebbe en tant que personne vivant elle-même depuis 2022 dans le contexte de la guerre, du sauvetage des gens, des évacuations, de l’aide aux communautés et de la conversation constante sur le prix de la vie humaine.

Une opération devenue symbole d’Israël

L’opération « Entebbe » a eu lieu dans la nuit du 4 juillet 1976. Les forces spéciales israéliennes ont mené une opération à longue distance en Ouganda après la capture d’un avion Air France en provenance de Tel Aviv à destination de Paris. L’avion a été détourné par des terroristes et dirigé vers l’aéroport d’Entebbe.

En Israël, cette opération a également été appelée « Opération Yonatan » — en mémoire du lieutenant-colonel Yonatan, ou Yoni, Netanyahou, commandant de l’unité Sayeret Matkal et frère aîné de Benjamin Netanyahou.

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Yoni Netanyahou est mort pendant l’opération, alors qu’il dirigeait le groupe d’assaut.

Pour le 50e anniversaire de l’opération, les Archives d’État d’Israël ont publié des documents spéciaux et ont révélé pour la première fois les protocoles liés aux événements autour d’Entebbe. La publication des archives note que les documents retracent le développement de la crise depuis la capture de l’avion le 27 juin 1976 jusqu’à la fin de l’opération le 4 juillet 1976.

Cinquante ans plus tard, « Entebbe » reste non seulement une histoire militaire. C’est une partie de l’identité israélienne : un petit pays, une longue distance, un risque élevé, des otages entre les mains de terroristes et la décision d’agir là où la plupart des États auraient préféré des négociations, des concessions ou l’attente.

Pourquoi la cérémonie à Atarot est importante maintenant

La cérémonie à Atarot a eu lieu à un moment où Israël vit à nouveau sous le poids du thème des otages et de la guerre. Par conséquent, le recours à l’opération « Entebbe » est inévitablement perçu à travers la réalité actuelle.

En 1976, Israël a montré qu’il était prêt à envoyer ses combattants à des milliers de kilomètres pour sauver des citoyens et des juifs tombés entre les mains de terroristes.

En 2026, cette mémoire résonne dans le contexte des questions qui se posent à nouveau à la société : comment sauver les otages, où se situe la frontière entre la force militaire et les négociations, comment maintenir l’unité à l’intérieur du pays et comment raconter à la prochaine génération le prix de la responsabilité.

Selon la presse israélienne, lors de la cérémonie, Netanyahou a parlé de la contribution de l’aviation et des quatre avions « Hercules » qui ont transporté les combattants israéliens au cœur de l’Afrique. Selon le Premier ministre, l’opération a élevé le nom d’Israël parmi les nations en tant que petit pays avec un immense courage, et l’histoire de « l’Opération Yonatan » sera racontée dans le nouveau centre du patrimoine à Atarot.

À ce point, le passé et le présent se rejoignent directement.

Atarot devient non seulement un lieu où l’on se souvient de l’ancien aéroport. Il se transforme en un espace où Israël veut expliquer à lui-même et au monde pourquoi la mémoire d’« Entebbe » reste vivante.

Le sens ukraino-israélien de la participation d’Asman

Pour le public ukraino-juif, la participation de Moshé Asman à la cérémonie a une signification distincte.

Le grand rabbin d’Ukraine n’a pas simplement assisté à un événement d’État en Israël. Il a intégré l’histoire d’« Entebbe » dans un contexte moral plus large : le sauvetage de vies, la mémoire des héros, la responsabilité envers le peuple et l’éducation des générations futures.

Cette logique est également proche de l’Ukraine, qui vit depuis de nombreuses années dans des conditions de guerre, d’enlèvements, d’évacuations, de retour d’enfants, de mémoire des morts et de lutte pour le droit à l’existence.

C’est pourquoi les mots d’Asman sur le courage, l’unité et la volonté de se battre pour la vie de chaque personne ne résonnent pas comme un discours cérémonial formel, mais comme un lien entre l’expérience israélienne et ukrainienne.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency estime que c’est dans ces détails que se manifeste le lien réel entre Israël et l’Ukraine : non seulement dans les formulations diplomatiques, mais dans les thèmes communs de la mémoire, de la sécurité, de la dignité et de la résistance au terrorisme.

Ce qui sera dans le nouveau centre

Selon les publications de la presse israélienne, le futur Centre du patrimoine d’Atarot doit réunir plusieurs directions.

La première — l’histoire de l’aviation israélienne et le développement des routes aériennes autour de Jérusalem.

La deuxième — l’histoire de la colonisation juive dans la région d’Atarot. Les médias israéliens ont écrit que le projet reflétera l’histoire du moshav Atarot, fondé en 1922, ainsi que l’histoire de l’aéroport, qui a commencé à fonctionner à cet endroit en 1924 et a servi pendant de nombreuses années de porte aérienne à Jérusalem.

La troisième — un bloc commémoratif séparé, dédié à l’opération « Entebbe » / « Opération Yonatan », à l’exploit des combattants de Tsahal et à la mémoire de Yoni Netanyahou.

Ce format fait du futur musée non pas un mémorial étroit d’une seule opération, mais une plateforme plus large de mémoire nationale.

Dans celle-ci, l’aviation, Jérusalem, l’histoire militaire, la présence juive et le thème du sauvetage des otages deviennent partie d’un seul récit.

Une mémoire qui n’est pas devenue passée

Moshé Asman a conclu son message par les mots :

« Нехай буде благословенна пам’ять героїв Ізраїлю ! »

C’est-à-dire :

« Que la mémoire des héros d’Israël soit bénie ! »

Dans ces mots réside le contenu principal de la cérémonie à Atarot.

L’opération « Entebbe » a eu lieu il y a 50 ans, mais en Israël, elle n’est pas perçue comme un épisode lointain. Elle reste une leçon sur un État qui doit protéger ses citoyens, sur des soldats qui prennent des risques mortels pour les autres, et sur une mémoire qui ne peut être laissée uniquement dans les archives.

Le nouveau centre à Atarot doit devenir un lieu où cette histoire sera transmise — non pas comme une date sèche 4 juillet 1976, mais comme une question vivante : que signifie la responsabilité de l’État envers l’individu, que signifie le courage au moment du choix et pourquoi un peuple qui oublie ses héros perd une partie de lui-même.

En ce sens, la cérémonie du 5 juillet 2026 n’était pas seulement la pose d’une pierre.

C’était une tentative de fixer la mémoire dans l’espace de Jérusalem — là où l’histoire, la sécurité et la conscience nationale d’Israël vont toujours de pair.

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