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NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Dans le contexte de la guerre en cours, le système éducatif israélien tente de trouver un équilibre entre la sécurité et la nécessité de ramener les enfants à l’école. Le ministre de l’Éducation d’Israël, Yoav Kisch, a présenté le 9 mars aux responsables des administrations locales un plan de reprise progressive des cours dans les écoles et les jardins d’enfants.

Il ne s’agit pas d’une ouverture complète du système éducatif, mais d’un modèle flexible qui dépendra du niveau de menace dans les zones spécifiques du pays. Le principal facteur sera l’évaluation de la sécurité par le Commandement du Front Intérieur de Tsahal, qui détermine le niveau de risque des tirs de roquettes dans différentes régions.

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Comment fonctionnera le nouveau modèle d’ouverture des écoles

Zones de sécurité et rôle des autorités locales

Selon le plan présenté, la décision de ramener les élèves dans les écoles et les établissements préscolaires sera prise en tenant compte des zones dites de sécurité. Dans les zones que le Commandement du Front Intérieur classe comme « zone jaune », où le risque de tirs est considéré comme minimal, une reprise progressive des cours est possible.

Cependant, pour l’ouverture des écoles et des jardins d’enfants, une condition obligatoire sera la présence de locaux renforcés ou d’abris où les enfants pourront rapidement se déplacer en cas d’alerte aérienne. Cette exigence reste un élément clé de tout le programme.

Dans le même temps, la décision finale sur le format de l’enseignement sera prise par l’administration locale. Les responsables municipaux pourront déterminer eux-mêmes les dates d’ouverture des établissements d’enseignement, ainsi que la forme des cours — en présentiel ou combinée.

Le ministre de l’Éducation a souligné que dans les prochaines 24 heures, l’enseignement se poursuivra à distance via la plateforme Zoom. Dans les régions où un retour au format présentiel est prévu, les parents recevront une notification au moins 24 heures à l’avance.

Les parents ne sont pas obligés d’envoyer leurs enfants à l’école

Règles flexibles de fréquentation des cours

L’un des points importants du programme a été la décision de ne pas obliger les parents à envoyer leurs enfants à l’école et aux jardins d’enfants. En temps de guerre, les familles pourront évaluer elles-mêmes le niveau de risque et décider de la fréquentation des cours.

Les jours d’école manqués ne seront pas considérés comme une infraction et n’affecteront pas le statut éducatif des élèves.

Cependant, même avec cette flexibilité, il reste un certain nombre de problèmes pratiques. L’un des principaux est le manque de personnel pour l’ouverture des établissements d’enseignement.

Selon Yoav Kisch, de nombreuses enseignantes et éducatrices sont elles-mêmes mères de jeunes enfants et peuvent rencontrer les mêmes difficultés que les autres parents. En conséquence, le ministre a appelé les autorités municipales à faire preuve de compréhension et de flexibilité dans la formation des horaires de travail.

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Au milieu de la discussion sur ce sujet, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency note que le système éducatif israélien, en temps de guerre, est contraint de fonctionner en mode d’adaptation constante. Les décisions sont prises presque quotidiennement, car la sécurité des enfants reste une priorité absolue.

Le problème des transports scolaires reste non résolu

Difficultés particulières pour les familles sans voiture

L’un des problèmes les plus complexes reste l’organisation des transports scolaires. Actuellement, le transport des enfants par bus scolaires n’est pas autorisé, même pour le système d’éducation spéciale — le soi-disant « hinukh miyuhad ».

Cela signifie que les parents doivent eux-mêmes conduire les enfants aux établissements d’enseignement. Pour les familles sans voiture, la situation devient particulièrement difficile.

Le ministre de l’Éducation a promis de trouver une solution à ce problème, mais aucun mécanisme concret n’a encore été présenté.

Le plan proposé a également été accueilli avec scepticisme par le Centre des autorités locales d’Israël. Les représentants des municipalités ont confirmé que les transports scolaires ne seront pas encore repris, car les autorités ne veulent pas assumer de risques supplémentaires.

Selon eux, le retour des enfants à l’école doit se faire prudemment et progressivement, en tenant compte de la situation réelle dans chaque ville et village. Les responsables municipaux estiment que ce sont les autorités locales qui comprennent le mieux le niveau de menace et les possibilités de protection de la population.

La veille, Yoav Kisch a également déclaré dans une interview à la station de radio « Reshet Bet » que le retour complet des enfants à l’école pourrait prendre du temps. Il a fait référence aux évaluations du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump, selon lesquelles la phase active de la guerre pourrait se poursuivre encore plusieurs semaines.

En conséquence, le plan proposé montre pour l’instant plutôt la volonté du système éducatif de réagir à la crise, plutôt que de proposer une solution définitive à tous les problèmes. Dans le contexte de la guerre en cours, le système éducatif israélien est contraint d’agir prudemment, ramenant les enfants au processus éducatif pas à pas.

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