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Le sergent de 21 ans, Mikhaïl Tioukin, originaire d’Ashkelon, a été tué dans le sud du Liban lors d’une opération de l’unité de renseignement de la brigade « Givati ». Selon le service de presse de Tsahal, la cause de sa mort a été une attaque par drone kamikaze du Hezbollah. Quatre autres militaires ont été légèrement blessés.

Cette tragédie n’est pas seulement une nouvelle militaire, mais aussi une histoire personnelle de nouvelle alya, de guerre ukrainienne, de service israélien et d’un choix qui ne peut être mesuré par des mots sur la citoyenneté, le passeport ou les avantages.

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Il y a six ans, Mikhaïl est parti d’Ukraine avec sa mère pour échapper à la guerre. Il est arrivé en Israël en tant que nouvel immigrant — un jeune homme qui pouvait construire une vie paisible, étudier, travailler, aider sa mère et s’habituer progressivement à un nouveau pays.

Mais il a choisi un autre chemin.

Nouveau immigrant, fils unique, soldat de « Givati »

Mikhaïl Tioukin était le fils unique de sa mère. En Israël, il a immigré d’Ukraine en 2020 et vivait à Ashkelon — une ville qui a elle-même été à plusieurs reprises sous des tirs de roquettes et qui connaît bien ce que signifie vivre à côté de la guerre.

Il n’était pas obligé d’aller dans les unités de combat.

Il n’était pas obligé de choisir l’unité de renseignement de la brigade « Givati ». Il n’était pas obligé de risquer sa vie pour un pays qu’il connaissait depuis seulement quelques années. Pour de nombreux nouveaux immigrants, les premières années en Israël sont consacrées à la langue, aux documents, au travail, au logement, à l’adaptation, à la recherche de leur place.

Mikhaïl a fait un choix différent.

Il a enfilé l’uniforme de Tsahal et est allé servir dans l’une des unités de combat. Pour le public israélien, dans cette histoire, il est particulièrement important non seulement de savoir où il est né, mais où il a choisi de se tenir au moment du danger. Mikhaïl a fui une guerre — et est mort dans une autre.

Pas pour le pays où il est né.

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Mais pour le pays qu’il a choisi.

Ce qui s’est passé dans le sud du Liban

Selon Tsahal, un groupe de militaires israéliens opérait le soir dans la région du village de Zautar al-Sharkiya, au nord de la rivière Litani. À ce moment-là, l’unité a été frappée par un drone-suicide du Hezbollah.

À la suite de l’attaque, le sergent Mikhaïl Tioukin a été tué. Quatre autres soldats ont été légèrement blessés.

Cette attaque fait partie de la réalité dangereuse à laquelle Israël est confronté sur le front nord : les drones deviennent de plus en plus une arme qui change la nature des combats. Ils sont utilisés non seulement contre des positions ouvertes, mais aussi contre des points fortifiés, des patrouilles, de petits groupes de militaires et des bases dans la zone frontalière.

Les drones comme nouvelle menace à la frontière nord

Après l’annonce du cessez-le-feu, la mort de militaires israéliens sur le front libanais n’a pas cessé. Selon les données publiées, Mikhaïl Tioukin est devenu le 13e soldat de Tsahal tué pendant cette période.

La plupart de ces cas sont liés précisément à la chute ou à l’impact de drones kamikazes — tant dans la zone d’opérations dans le sud du Liban que sur les bases en Haute Galilée. Peu de temps avant cela, mercredi, au point fortifié de Shomera, la sergente Rotem Yanai a été tuée par l’explosion d’un drone.

Pour Israël, ce n’est pas une statistique abstraite. Derrière chaque annonce de ce type se trouvent une famille, une ville, une unité, des amis, des commandants et un pays qui reçoit à nouveau une notification sur un soldat tué.

Pourquoi l’histoire de Mikhaïl est importante pour Israël

En Israël, on entend parfois des voix qui tentent de parler des immigrants des pays de l’ex-URSS comme s’ils étaient venus ici uniquement pour le passeport, les allocations ou le confort. De telles généralisations ne sont pas seulement injustes — elles sont dangereuses, car elles effacent le véritable prix que de nombreux nouveaux Israéliens paient pour leur appartenance au pays.

L’histoire de Mikhaïl Tioukin montre une autre vérité.

Les nouveaux immigrants ne reçoivent pas seulement la citoyenneté israélienne. Ils servent dans l’armée, vivent dans des villes frontalières, envoient leurs enfants dans des unités de combat, ouvrent des entreprises, apprennent l’hébreu, paient des impôts, subissent des attentats, des alertes et des guerres avec tous les autres citoyens du pays.

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NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ces histoires non pas comme un épisode privé, mais comme une partie importante de la conversation sur l’identité israélienne moderne : Israël est construit non seulement par ceux qui sont nés ici, mais aussi par ceux qui sont venus, ont choisi ce pays et ont accepté son destin comme le leur.

La trace ukrainienne dans la douleur israélienne

Pour la communauté ukrainienne d’Israël, cette tragédie résonne particulièrement lourdement. Mikhaïl est venu d’Ukraine après le début de la guerre dans l’est du pays et s’est retrouvé en Israël à une époque où l’Ukraine elle-même faisait face à une nouvelle agression russe encore plus massive.

Sa biographie relie deux réalités militaires — l’ukrainienne et l’israélienne. Dans une guerre, il était enfant et réfugié. Dans l’autre, il est devenu soldat.

De telles destinées sont difficiles à intégrer dans des slogans politiques. Elles rappellent que derrière les mots « immigrant », « soldat », « tué », il y a toujours une personne concrète. Dans le cas de Mikhaïl — un jeune homme de 21 ans d’Ashkelon, fils unique de sa mère, qui aurait pu choisir une voie plus sûre, mais a choisi le service.

Une mémoire qui doit être honnête

La mort de Mikhaïl Tioukin est un coup pour sa famille, pour son unité et pour la ville où il vivait. Mais c’est aussi un coup pour l’indifférence avec laquelle on parle parfois des personnes venues en Israël d’autres pays.

Il n’était pas un invité temporaire.

Il n’était pas une personne « seulement avec un passeport ».

Il était un soldat de Tsahal, qui est mort en accomplissant une mission de combat dans le sud du Liban.

Mémoire éternelle à Mikhaïl Tioukin.

Sincères condoléances à sa mère, qui reste seule avec une douleur impossible à exprimer par des mots.