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La situation autour du désarmement de Hamas est de nouveau au premier plan — cette fois non seulement à Gaza, mais aussi sur la scène diplomatique mondiale.

Selon le journal Israel Hayom, les représentants du Hamas ont transmis aux médiateurs et à l’Autorité palestinienne une liste de conditions dans lesquelles l’organisation serait théoriquement prête à discuter de la remise des armes. Selon des sources diplomatiques, le processus lui-même pourrait s’étendre sur des mois, mais le prix politique exigé par le Hamas est déjà considéré comme excessif.

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La liste des exigences inclut la participation des représentants du Hamas à la nouvelle administration de Gaza, l’intégration de centaines de combattants dans les structures de sécurité de l’Autorité palestinienne, le maintien du statut de force politique légitime avec le droit de participer aux élections, ainsi que des garanties de sécurité pour la direction supérieure — jusqu’au maintien d’une garde armée pour une durée indéterminée.

Il ne s’agit pas seulement de positions politiques, mais aussi de la survie physique de la direction du groupe. Selon les services de renseignement, le Hamas et les structures qui lui sont associées disposent de dizaines de milliers d’armes légères, de centaines de systèmes antichars, de mortiers et de stocks limités de roquettes.

Cependant, les exigences elles-mêmes sont de nature informelle. Elles ne sont pas formulées comme un ultimatum officiel, mais plutôt comme un « cadre de discussion ». Mais même sous cette forme, elles ont déjà été rejetées par l’Autorité palestinienne.

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Une source arabe, familière avec le déroulement des négociations, affirme que les discussions avec la participation de médiateurs turcs sont dans l’impasse. Cependant, lors des contacts, la position selon laquelle « les préoccupations de sécurité des hauts responsables du Hamas méritent l’attention » a été exprimée, et leur désir de conserver des armes limitées pour l’autodéfense serait « digne de respect ». C’est précisément cette thèse qui est devenue la ligne rouge pour Ramallah.

Aucune déclaration officielle de la part des États-Unis n’a encore été faite. Cependant, les négociations devraient reprendre la semaine prochaine — entre la délégation américaine dirigée par Steve Witkoff et Jared Kushner et le principal négociateur du Hamas Khalil al-Hayya.

Les sources de sécurité israéliennes soulignent que beaucoup dépend maintenant des prochaines étapes de l’Iran. En cas d’escalade brutale de la pression sur Téhéran ou de tentatives de changement de régime, la probabilité de capitulation du Hamas, selon eux, augmente.

Dans ce contexte, la déclaration de Donald Trump au Forum économique mondial à Davos a résonné comme une directive claire sur les délais.

« Je crois en la paix au Moyen-Orient, à l’exception de quelques points chauds. L’un d’eux est le Hamas. Ils se sont engagés à remettre les armes. Ce n’est pas facile pour eux, ils sont nés avec des armes à la main. Mais ils ont promis de le faire. Nous obtiendrons une réponse dans trois jours — ou dans trois semaines. Sinon, ils ne s’en sortiront pas bien », a déclaré Trump.

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Cette phrase est devenue clé. Pour la première fois sous une forme publique, non seulement un délai a été fixé, mais aussi la logique des actions futures. Trump a directement qualifié les armes du Hamas de principal obstacle à la paix régionale, insinuant en fait qu’en cas d’échec, Israël obtiendrait une liberté d’action.

Un bloc distinct du discours de Trump a été consacré à l’Iran, déclarant que ce sont précisément les actions des États-Unis qui ont constitué le fondement de la « stabilité » actuelle dans la région.

« Nous avions un tyran régional — l’Iran. Maintenant, ce n’est plus un tyran. Si nous n’avions pas neutralisé leurs installations nucléaires, ils seraient devenus nucléaires en quelques mois », a-t-il dit, liant cela à la possibilité d’accords futurs pour l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres pays.

Dans l’ensemble, le discours de Trump à Davos s’inscrit dans sa construction habituelle : le monde se réorganise soit sous le contrôle américain, soit il fait face à la pression directe de la puissance la plus forte. Il se distance ouvertement de l’ordre international classique et propose une alternative — un système de négociations contrôlées, y compris sur Gaza, avec une verticale de décisions rigide.

La plupart des pays du Moyen-Orient, y compris Israël, ont soutenu ce modèle. Les autres préfèrent une position attentiste.

Parallèlement, Trump a de nouveau exacerbé les relations avec l’Europe, revenant sur le sujet du Groenland, de la migration et de l’énergie « verte », qu’il a qualifiée de fraude. La guerre en Ukraine reste pour lui le principal test de son statut d’arbitre mondial : il considère l’imposition réussie de la paix comme une confirmation de son droit à façonner un nouvel ordre mondial.

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C’est précisément à ce point que convergent aujourd’hui Gaza, l’Iran, l’Europe et les États-Unis — dans une logique de pression, de délais et de responsabilité personnelle, suivie de près par NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.

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