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Regardez cette interview. C’est un témoignage difficile mais nécessaire — pour l’Ukraine et pour Israël.

Le journaliste israélien Dan Goldman, en collaboration avec l’organisation Les Amis Israéliens de l’Ukraine, a publié une grande interview, qu’il est difficile de percevoir comme un simple matériel médiatique. Ce n’est pas un reportage ni une analyse politique — c’est un témoignage.

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Les héros de la vidéo sont le journaliste de l’agence UNIAN Dmytro Khilyuk et l’ancien maire de Kherson Volodymyr Mykolaenko. Tous deux sont des civils. Tous deux ont été enlevés par les militaires russes dans les premières semaines de l’invasion à grande échelle. Tous deux ont passé trois ans et demi dans les prisons et colonies russes.

Pas d’accusations, pas de procès, pas de statut. Seulement la captivité.

De quoi parle cette vidéo — et pourquoi elle est adressée aux Israéliens

Dès le début, Dan Goldman définit honnêtement le cadre : il n’est pas correspondant de guerre et n’analyse pas les cartes des combats. Sa tâche est de raconter les histoires des gens que la guerre a touchés.

C’est ici qu’émerge un parallèle direct et douloureux avec Israël après le 7 octobre 2023. Enlèvement, détention en isolement, violence physique et psychologique, transformation des gens en monnaie d’échange — tout cela n’a plus besoin d’être expliqué au public israélien.

Vidéo : « On ne fera plus de nous des Russes ». Captivité ukrainienne que les Israéliens comprennent après le 7 octobre — interview de Dan Goldman
Vidéo : « On ne fera plus de nous des Russes ». Captivité ukrainienne que les Israéliens comprennent après le 7 octobre — interview de Dan Goldman

Qui sont-ils : Dmytro Khilyuk et Volodymyr Mykolaenko

Dmytro Khilyuk

Journaliste travaillant à UNIAN. A été enlevé dans son village natal près de Kiev en mars 2022 — à quelques dizaines de mètres de sa propre maison. Lui et son père ont été arrêtés par les militaires russes lors d’une « opération de nettoyage ». Son père a été relâché plus tard, Dmytro a été emmené par la Biélorussie en Russie.

Jusqu’à sa libération, il n’y avait aucune information sur son sort. Pas d’avocats, pas de contact avec la famille.

Volodymyr Mykolaenko

Ancien maire de Kherson, politicien pro-ukrainien, activiste de l’Euromaidan. Après l’occupation de la ville, il a refusé de coopérer avec les militaires russes, a rejoint la défense territoriale et est resté avec les habitants.

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On lui a proposé de « diriger à nouveau la ville ». En cas de refus, on lui a menacé de lui briser les jambes. En avril 2022, il a été enlevé, battu, transporté par la Crimée en Russie, tenté d’être utilisé dans des vidéos de propagande sous la menace de violence.

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« On nous a pris comme fonds d’échange »

L’un des principaux arguments de l’interview est exprimé de manière dure et sans émotion : l’armée russe capturait délibérément des civils.

Pas en fonction de l’âge, pas en fonction de la profession, pas en fonction de la « culpabilité ». Des hommes de 20 à 60 ans — pour le nombre. Ils étaient immédiatement considérés non pas comme des détenus, mais comme une future ressource d’échange.

Captivité : les premiers jours et la première rupture

Les deux héros décrivent en détail les premiers jours de captivité comme un état de choc total. Vous êtes chez vous, dans votre village, où vous vous sentiez en sécurité même dans les années 1990 — et soudainement vous êtes plaqué au sol, ligoté, les yeux bandés, jeté dans une pièce sombre sans fenêtres.

Le plus difficile — ce n’est pas la douleur, mais l’absence d’explications. Vous ne comprenez pas pourquoi, pour combien de temps.

Transfert en Russie

Après quelques jours, une phrase sèche arrive : « Demain, vous serez emmené en Russie ».

Pas de documents, pas de décisions. Camions militaires, fenêtres occultées, orientation par le soleil — c’est ainsi que Dmytro a compris qu’ils étaient emmenés vers le nord, en direction de la Biélorussie et de la Russie.

Premier lieu — centre de détention provisoire dans la région de Briansk, puis colonies dans la région de Vladimir. Les Ukrainiens étaient détenus séparément, complètement isolés des prisonniers russes.

Interrogatoires, propagande et absurdité

Formellement, Dmytro était impliqué dans des affaires en tant que « témoin ». Lors des interrogatoires, on lui posait des questions sur les « biolaboratoires », les « bombes au phosphore », les « crimes des forces armées ukrainiennes à Marioupol » — au moment où il ne savait même pas que la ville était déjà occupée.

Les enquêteurs étaient sincèrement surpris d’apprendre que le « Secteur Droit » et le « Corps National » étaient des organisations politiques légales. Ce n’était pas un travail avec des faits, mais une reproduction de mythes.

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Traitement : « comme des animaux »

Dans les deux prisons, le traitement est décrit de la même manière : humiliations, insultes, coups, privation systématique de dignité.

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L’un des héros formule une pensée fondamentale : l’État peut priver de la vie, mais n’a pas le droit de priver de la dignité. Dans le système russe, cette règle n’existe pas.

Psyché et folie

Un bloc séparé de l’interview est consacré aux personnes qui se sont effondrées mentalement en captivité. Les cellules individuelles, les coups constants, l’isolement ont conduit à de graves troubles.

Mykolaenko raconte des cas où il a consciemment refusé l’échange, cédant sa place à des prisonniers gravement malades. Après cela, la partie russe l’a rayé des listes pendant des années.

Corps comme otages

L’un des fragments les plus effrayants est le récit selon lequel la Russie retient même les corps des morts. Ils sont utilisés comme outil de négociation : territoire en échange de corps.

Cette logique fait directement écho aux pratiques des organisations terroristes. Dans l’interview, un parallèle est directement établi avec le Hamas.

Langue comme prétexte à la violence

La langue ukrainienne en captivité devenait un déclencheur. Pour avoir parlé ukrainien, on était battu. Pour le surzhyk, on était battu. Pour une mauvaise prononciation, on était battu.

C’est ici que naît la phrase devenue le titre de la vidéo : « On ne fera plus de nous des Russes ».

« La Russie a engendré Poutine »

L’une des conclusions philosophiques clés de l’interview : ce n’est pas Poutine qui a fait de la Russie ce qu’elle est — la Russie a engendré Poutine, car il y avait une demande sociale pour lui.

Cette pensée est particulièrement difficile à exprimer pour une personne qui est de formation — philologue russe, spécialiste de l’Âge d’Argent et de la littérature russe. La captivité a détruit l’illusion de la « culture sans violence ».

Libération

La libération a eu lieu le 24 août 2025 — le Jour de l’Indépendance de l’Ukraine. Sans explications. « Avec vos affaires, sortez ».

Avion, yeux bandés, ordre d’enlever les bandeaux — et bus biélorusses sur la piste. Ce n’est qu’alors qu’il est devenu clair : c’était un échange.

Kherson aujourd’hui

Le retour à Kherson est décrit comme un second choc. Ville sur la ligne de front, drones, chasse aux civils, infrastructures détruites, hôpitaux et maternités.

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Il n’y a plus d’administration de la ville — seulement des ruines.

Pourquoi il faut regarder cette vidéo

Dan Goldman souligne : les histoires de Dmytro et Volodymyr confirment une pensée formulée par l’écrivain israélien survivant d’Auschwitz Yehiel Dinur :

pour devenir un soldat de l’armée du mal absolu, il n’est pas nécessaire d’être spécial. Il suffit d’être une personne envahie par la haine.

Nous avons vu cela à Boutcha. Nous l’avons vu le 7 octobre dans le sud d’Israël.

Vidéo

Cette vidéo ne parle pas de l’Ukraine « quelque part là-bas ». C’est une discussion sur les mécanismes du mal qui fonctionnent de la même manière — en Russie, à Gaza, dans tout système où l’homme devient un outil.

Regardez cette interview.
C’est un témoignage difficile mais nécessaire — pour l’Ukraine et pour Israël.

Chaîne YouTube de Dan Goldman – https://www.youtube.com/@dangoldman13

Vidéo du 26 janvier 2026 :

Qui est Dan Goldman

Dan Goldman est un journaliste israélien, blogueur et auteur de podcasts, travaillant dans l’espace médiatique russophone d’Israël. Il anime des projets vidéo d’auteur et des formats journalistiques consacrés à la politique israélienne, à la guerre, au Moyen-Orient et aux conflits internationaux.

Goldman est connu comme auteur d’interviews sur YouTube et de discussions analytiques, ainsi que comme créateur du canal Telegram « Premier Dan : Israël | Nouvelles | Opinions », où il commente les événements clés et les discute avec le public. Son format n’est pas un fil d’actualités ni de la propagande, mais une tentative de comprendre ce qui se passe à travers les histoires humaines et l’expérience personnelle des interlocuteurs.

Depuis le début de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine, Dan Goldman se tourne régulièrement vers le sujet ukrainien, l’examinant à travers un prisme compréhensible pour la société israélienne. Dans ses travaux, des parallèles sont établis entre l’expérience ukrainienne de la captivité et le thème israélien des otages, entre la propagande d’État et la violence, entre la guerre « quelque part loin » et une réalité qui se révèle soudainement très proche.

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