Le 11 janvier 2026, en Israël, l’un des sujets les plus sensibles autour du bureau du Premier ministre s’est brusquement intensifié. Les enquêteurs de l’unité Lahav 433 sont arrivés le matin au domicile de Tsahi Brovarman — chef de cabinet de Benjamin Netanyahou — et l’ont emmené pour un interrogatoire avec avertissement. Il s’agit d’une suspicion d’ingérence dans une enquête. Dans le cadre des actions d’enquête, une perquisition a été effectuée, un téléphone portable a été saisi, et l’interrogatoire a duré plusieurs heures.
L’histoire ne tourne pas autour d’accusations abstraites, mais autour d’une version concrète, que l’ancien porte-parole du bureau du Premier ministre, Eli Feldstein, a publiquement exprimée ces dernières semaines. Il affirme que Brovarman l’aurait convoqué la nuit dans le quartier de la Kirya — un complexe militaire à Tel-Aviv — et aurait parlé d’une vérification interne qu’il serait possible de « neutraliser ».
Selon la version de Feldstein, la rencontre a eu lieu dans le parking souterrain de la Kirya. Là, on lui aurait montré une liste de personnes liées à l’enquête et posé des questions, après quoi une phrase sur la possibilité de « stopper » le processus aurait été prononcée. C’est précisément ce détail qui est actuellement central pour l’enquête.
Feldstein, le jour de l’interrogatoire de Brovarman, a été de nouveau convoqué pour fournir des témoignages supplémentaires. L’enquête envisageait également de procéder à une confrontation entre eux. Un autre employé du bureau du Premier ministre, que Feldstein nomme comme ayant été présent lors de la conversation, figure comme témoin potentiel.
Brovarman lui-même nie le fait d’une telle rencontre. Sa position est que l’épisode décrit n’a pas eu lieu et que les accusations font partie de la version personnelle de Feldstein, qui est lui-même sous enquête dans une autre affaire.
Pourquoi cette histoire est-elle mise en avant maintenant
Le contexte — une enquête liée à la fuite et à l’utilisation de documents secrets, y compris des publications dans la presse étrangère. Les autorités d’enquête vérifient les affirmations concernant de possibles tentatives d’ingérence dans le cours de l’enquête, alors que l’affaire était déjà en phase active. C’est dans cette logique que l’épisode actuel est considéré non pas comme un scandale isolé, mais comme une possible continuation d’une chaîne d’événements au sein du bureau du Premier ministre.
Il est important de noter que la discussion sur la « rencontre nocturne à la Kirya » est apparue dans l’espace public dès la fin décembre 2025. À l’époque, cela ressemblait plutôt à un conflit médiatique et à un sujet télévisé. Maintenant, l’histoire est passée dans le domaine juridique — avec des interrogatoires, des saisies d’appareils et la vérification de faits concrets.
Ce qui sera décisif
La question clé pour l’enquête — ce ne sont pas les mots eux-mêmes, mais leur vérifiabilité. Les données téléphoniques, la géolocalisation, les enregistrements des caméras de surveillance, les correspondances et les témoins possibles doivent montrer s’il y a eu une rencontre et ce qui y a été discuté.
Le deuxième point important — le lien de cet épisode avec l’affaire principale des documents secrets. S’il est prouvé qu’il s’agissait d’une tentative d’influencer l’enquête, le cadre de l’affaire pourrait s’élargir considérablement.
Pour le système politique israélien, de telles histoires dépassent toujours un seul nom. Elles se transforment rapidement en une discussion sur la confiance dans les institutions, sur les limites du pouvoir bureaucratique et sur le point où les conversations informelles se terminent et où commencent les risques pénaux.
C’est pourquoi même une histoire interne, à première vue, sur l’interrogatoire d’un haut fonctionnaire est perçue plus largement — comme un test de la résilience du système en période de guerre, de crises et de pression constante. Dans ce contexte, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency constate : l’affaire Tsahi Brovarman devient l’un des points de tension clés du début de l’année 2026.
