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Le 17 janvier, le président des États-Unis, Donald Trump, est passé des insinuations aux formulations directes. Dans une interview avec Politico, il a ouvertement exprimé son mécontentement envers le régime du leader suprême de l’Iran, Ali Khamenei, déclarant que son ère de 37 ans devait se terminer. Selon Trump, il ne s’agit pas de rhétorique diplomatique, mais d’un régime qui « tue son propre peuple et détruit le pays ».

Pour la région, cela a été un signal. Pas simplement une autre déclaration de Washington, mais un marqueur de changement de ton — dur, personnel, sans les réserves habituelles.

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Les observateurs politiques arabes s’accordent sur un point : en cas de confrontation militaire ou politique directe avec l’administration Trump, le régime iranien actuel ne tiendra probablement pas sur une longue distance. La tension à l’intérieur du pays est temporairement étouffée par des méthodes coercitives, mais ce calme semble tactique plutôt que durable.

Pourquoi Téhéran ne se sent plus soutenu

Les analystes pointent une chaîne d’événements qui a modifié les calculs de Téhéran. La chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie et l’opération américaine au Venezuela, qui s’est terminée par l’arrestation de Nicolás Maduro, ont été des exemples clairs : le soutien extérieur ne garantit pas la survie.

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La Russie et la Chine, sur lesquelles l’Iran s’est traditionnellement appuyé en tant que partenaires stratégiques, montrent de plus en plus de pragmatisme. Leur implication dans l’agenda iranien est perçue comme calculée et limitée — sans volonté de prendre de réels risques. Le soutien existe, mais il est symbolique et réversible.

Pression, changeant les règles du jeu

À Jérusalem, on note : la ligne de Trump a changé le contexte global. Le contrôle des flux énergétiques et minéraux au Venezuela est devenu un exemple de la manière dont Washington combine puissance militaire, économique et politique.

La Russie, qui défendait activement Assad auparavant, a finalement choisi ses propres priorités. Cette expérience est étudiée attentivement à Téhéran — et des conclusions désagréables en sont tirées.

Signaux militaires et limites de la dissuasion

Les responsables iraniens admettent de plus en plus : la pression sur le régime augmente. L’un des marqueurs a été la guerre de 12 jours « Lion Levant » avec Israël en juin, qui a montré la vulnérabilité du système de défense iranien.

Le pays a perdu une partie significative de ses capacités défensives. En fait, le principal outil de dissuasion reste l’arsenal balistique — environ 2000 missiles. C’est une ressource sérieuse, mais elle n’est déjà plus suffisante pour une confrontation assurée avec les États-Unis et Israël.

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Économie, protestations et fissures au sein de l’élite

Sur fond de détérioration économique, les troubles internes deviennent un facteur de plus en plus dangereux. Les frappes sur l’infrastructure nucléaire, menées lors des opérations d’Israël et des États-Unis, ont sapé la confiance dans le leadership. Les questions se posent non seulement dans les rues, mais aussi dans les bureaux.

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Selon des sources dans le domaine de la sécurité, une réévaluation des risques est en cours au sein de l’élite politique iranienne. Y compris parmi ceux qui étaient auparavant considérés comme des réformateurs prudents, et non comme une opposition.

Canaux secrets et pauses publiques

La tentative d’établir un canal de communication fermé avec Washington pour discuter d’un nouvel accord nucléaire est devenue un autre signe de faiblesse. Lorsque Trump a publiquement révélé l’existence de ces contacts et gelé les négociations, il a fait comprendre : des concessions ne sont possibles qu’en cas de changement de comportement du régime, y compris la fin de la répression sévère des protestations.

Deux scénarios de déstabilisation

Les experts identifient deux voies probables de développement de la crise. La première — une combinaison de pression constante des États-Unis et de manifestations de masse que les forces de l’ordre ne pourront pas contrôler indéfiniment.

La seconde — une division interne, où le commandement militaire considérerait Khamenei comme une menace pour la survie même du système et opterait pour un changement de leader pour stabiliser la situation.

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Le résultat n’est pas encore déterminé. Mais le simple fait que la question de la chute du régime soit discutée ouvertement et sérieusement change déjà l’équilibre. L’ancien ordre craque, et le nouveau n’est pas encore formé. C’est précisément dans ce point d’incertitude que se trouve aujourd’hui l’Iran, et l’évolution de la situation est suivie de près à Jérusalem, Washington et bien au-delà.

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