Les déclarations sur une « paix rapide » ont de nouveau placé le thème ukrainien au centre de la politique américaine. Cette fois, c’est à cause des propos de Donald Trump selon lesquels la guerre pourrait être terminée dans un avenir proche — il a mentionné un délai de quelques mois.
Le journaliste et publiciste ukrainien Vitaliy Portnikov considère cette approche comme erronée. Selon lui, la logique même de la pression simultanée sur Kiev et Moscou dilue la compréhension fondamentale de ce qui se passe — qui a attaqué et qui se défend.
Pourquoi l’idée de « faire pression sur les deux parties » suscite-t-elle une critique sévère
Portnikov a formulé sa position sur les réseaux sociaux. Elle est simple et rigide : l’égalisation des parties change automatiquement la construction politique et morale de la guerre.
La question de l’égalité des responsabilités
Le journaliste attire l’attention sur un fait évident : les troupes russes se trouvent sur le territoire ukrainien et poursuivent les actions militaires.
Dans cette situation, les accusations de « prolongation du processus » à l’encontre des deux parties, selon lui, ressemblent à une tentative de mettre un signe d’égalité entre le pays qui se défend et l’État qui a commencé l’invasion.
C’est précisément cette thèse qui devient aujourd’hui centrale dans les discussions non seulement à Kiev, mais aussi parmi les alliés de l’Ukraine, y compris en Israël, où la société suit attentivement comment la rhétorique occidentale évolue. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency constate que toute formule dans laquelle disparaît la distinction entre l’agresseur et la victime est perçue de manière extrêmement douloureuse.
À quoi peut mener la pression sur l’Ukraine
Portnikov pose une question rhétorique : si l’on renforce la pression précisément sur Kiev, quel résultat attendent les initiateurs ?
Cessation de la résistance.
Accord sur le transfert de territoires.
Renonciation aux décisions souveraines.
Dans cette logique, la « paix » commence à ressembler à une capitulation plutôt qu’à un règlement.
De qui dépend la fin de la guerre
Une partie importante de l’argumentation de Portnikov concerne le centre de prise de décision.
Le Kremlin comme destinataire clé de la pression
Selon lui, la fin des hostilités est avant tout entre les mains de Moscou. Si les dirigeants russes décident de cesser le feu, la guerre se terminera sans exigences supplémentaires envers Kiev.
Cette déclaration ramène la discussion à la question des outils : qui doit précisément ressentir les conséquences réelles de la politique internationale.
Sanctions et armement comme facteur de négociation
Portnikov est convaincu que la véritable possibilité pour la diplomatie apparaît lorsque la pression s’intensifie précisément sur l’agresseur.
Aide à l’Ukraine.
Nouvelles restrictions contre la Russie.
Fourniture de systèmes à longue portée.
C’est précisément cette séquence, selon lui, qui peut créer les conditions dans lesquelles les négociations deviendront productives et non formelles.
Erreur du dialogue « par le haut »
Le publiciste nomme séparément comme problème la volonté de rétablir les contacts avec Moscou au plus haut niveau sans changement de comportement de la Russie elle-même.
Le signal lu au Kremlin
Tout désir de « s’entendre », selon lui, est perçu par les dirigeants russes non pas comme un compromis, mais comme un signe de faiblesse du partenaire et une opportunité d’intensifier les exigences.
C’est cette dynamique que Portnikov considère comme déterminante pour la dernière année de guerre.
La discussion sur la stratégie des États-Unis envers l’Ukraine est peu susceptible de s’apaiser dans un avenir proche. Mais plus souvent résonne la thèse de la responsabilité égale des parties, plus activement résonne aussi la réponse : la paix n’est possible que lorsque la pression est dirigée sur celui qui a commencé la guerre.
