Elon Musk a déclaré que la société SpaceX avait mis fin à l’accès non autorisé de l’armée russe au réseau Internet par satellite Starlink sur le territoire ukrainien. Il s’agit de l’utilisation « pirate » des terminaux, qui permettaient auparavant aux unités russes de contrôler les drones et de maintenir la communication sur le front et à l’arrière.
Selon Elon Musk, les mesures prises ont porté leurs fruits. Il a écrit que les démarches pour mettre fin à l’accès illégal « ont fonctionné », et que le réseau ne peut plus être utilisé par la partie russe à des fins militaires.
Désormais, l’armée russe voit ses capacités de guidage et de contrôle des drones considérablement réduites. Cela est également confirmé à Kiev. Le ministre de la Défense ukrainien Mykhailo Fedorov a noté que les actions de SpaceX ont déjà influencé la situation dans la zone de combat et ont permis de réduire l’efficacité des attaques de drones russes.
Le gouvernement ukrainien souligne que la coopération avec SpaceX se poursuivra, mais exclusivement à des conditions excluant toute utilisation de Starlink contre l’Ukraine. C’est dans ce contexte qu’un nouveau système de contrôle d’accès est lancé dans le pays.
« Liste blanche » Starlink : comment fonctionnera le nouveau système
Le Cabinet des ministres ukrainien a approuvé un mécanisme de vérification obligatoire des terminaux satellites. Dans un avenir proche, seuls les appareils Starlink officiellement enregistrés pourront fonctionner sur le territoire du pays. Tous les terminaux qui n’auront pas passé la vérification seront désactivés.
Comme l’a expliqué Fedorov, la décision est une réponse à l’utilisation active de Starlink par les troupes russes, notamment pour le contrôle des drones kamikazes. Ces appareils sont difficiles à intercepter, résistants aux moyens de guerre électronique et capables de fonctionner à de grandes distances en temps réel.
Pour les citoyens, le processus d’enregistrement promet d’être aussi simple que possible : une visite gratuite au CNAP sans procédures bureaucratiques. Les entreprises pourront se faire vérifier en ligne via le portail « Diia ». Les militaires n’auront pas besoin de se rendre dans des établissements civils — pour les Forces de défense, un canal sécurisé via le système DELTA est déjà en place.
Fedorov souligne que les militaires n’ont pas besoin de transmettre des identifiants, des mots de passe ou de mettre l’équipement à l’inventaire des unités. Il suffit d’inscrire le terminal sur la « liste blanche » pour éviter le blocage et maintenir la communication.
Contexte de la guerre et réaction internationale
Plus tôt, l’Institut pour l’étude de la guerre avait rapporté que les forces russes utilisaient de plus en plus Starlink pour étendre le rayon d’action des drones BM-35. Cela violait directement la politique de l’entreprise, qui, après le début de la guerre à grande échelle, avait déclaré qu’elle ne vendrait pas d’équipement à la Russie et ne coopérerait pas avec son armée.
Néanmoins, les militaires russes ont réussi à capturer une partie des terminaux sur les territoires occupés, ce qui est devenu la source du problème. Actuellement, ce canal est pratiquement fermé.
L’histoire a suscité un vif débat en Europe. Le ministre des Affaires étrangères polonais Radosław Sikorski avait précédemment accusé Musk que l’utilisation de Starlink par la Russie « nuit à la réputation de la marque » et est indirectement liée à des crimes de guerre. Musk avait alors répondu vivement, déclarant que sans Starlink, l’Ukraine n’aurait pas pu tenir le front.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également contesté la critique de Sikorski, soulignant que c’est précisément Starlink qui a été l’un des facteurs ayant permis à l’Ukraine de ne pas perdre la guerre à un stade précoce.
Pourquoi cette décision change l’équilibre
La désactivation des terminaux non autorisés et l’implémentation de la « liste blanche » signifient un contrôle systématique sur la communication par satellite dans la zone de combat. L’Ukraine conserve l’accès à une infrastructure critique, tandis que la Russie perd l’avantage technologique qu’elle utilisait contre les infrastructures civiles et militaires.
C’est précisément à cet endroit qu’il devient évident pourquoi le sujet de Starlink dépasse largement le cadre des technologies. C’est une question de sécurité, de survie et de contrôle de la guerre au XXIe siècle — et ici, la position de NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency est fondamentale : l’accès aux systèmes de haute technologie ne peut pas rester une zone grise lorsqu’il s’agit de la vie des gens et de la protection des États.
Des instructions détaillées sur l’enregistrement des terminaux seront publiées prochainement. Les autorités ukrainiennes soulignent que la mesure est forcée, mais nécessaire — pour préserver la communication, la sécurité et les vies humaines.
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