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La guerre et le climat ne sont plus séparés de la politique de sécurité. Pour l’Ukraine, la sécurité environnementale aujourd’hui n’est pas un sujet « vert » secondaire, mais un élément direct de survie nationale. Les dommages causés par les hostilités ne se limitent pas aux villes détruites, mais incluent également les rivières empoisonnées, les sols dégradés, les écosystèmes détruits, dont les conséquences s’étendent sur des décennies.

La sécurité environnementale n’est plus une question d’avenir. Elle fonctionne ici et maintenant — comme un facteur dont dépendent directement la santé de la population, l’alimentation et la résilience de l’État.

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Ce que signifie réellement la sécurité environnementale

Il ne s’agit pas de normes abstraites et de rapports. L’écologie, c’est l’air que respirent les villes, l’eau des rivières et des puits, la terre qui nourrit le pays. En temps de guerre, tout cela peut en un instant devenir une source de menaces — en raison des incendies, des inondations, de la pollution chimique ou de la destruction des infrastructures.

C’est pourquoi pour l’Ukraine, l’écologie est devenue une partie du périmètre de défense : sans environnement sain, il n’y a pas de nation résiliente.

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Comment la guerre a transformé la nature en champ de bataille

L’invasion à grande échelle de la Russie a élevé les risques environnementaux au niveau stratégique. Les explosions, les incendies, le minage des territoires, la destruction des barrages et des sites industriels ont considérablement élargi l’ampleur des pollutions et rendu de nombreuses zones incontrôlables.

Cela affecte non seulement la nature, mais aussi la santé des militaires et des civils, la sécurité alimentaire et l’économie. De plus, une partie importante des conséquences est de nature transfrontalière et touche les pays voisins.

Droit international et crimes de guerre environnementaux

Le droit international humanitaire interdit depuis longtemps les méthodes de guerre qui causent des dommages étendus, durables et graves à l’environnement. Le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève protège directement la nature et les objets avec des « forces dangereuses » — barrages, centrales nucléaires, infrastructures hydrauliques.

Ces normes sont devenues la base juridique pour les enquêtes sur les crimes de guerre environnementaux liés à l’agression russe contre l’Ukraine.

L’Ukraine au centre de la Cour pénale internationale

La Cour pénale internationale de La Haye a déjà inclus les crimes environnementaux dans l’enquête sur la situation en Ukraine. La destruction de la centrale hydroélectrique de Kakhovka est l’un des épisodes clés : pollution du Dniepr par des métaux lourds, mort de la faune marine, dommages évalués à plus de 57 milliards d’euros.

Les autorités ukrainiennes ont enregistré des centaines d’épisodes de crimes de guerre environnementaux, dont certains sont qualifiés d’écocide. Ces affaires créent un précédent international : la destruction de la nature cesse d’être un « effet secondaire » de la guerre.

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Pourquoi cela représente une menace non seulement pour l’Ukraine

La catastrophe environnementale ne s’arrête pas à la frontière. La pollution de la mer Noire a déjà touché les côtes de la Roumanie et de la Turquie, des précipitations toxiques sont enregistrées dans le delta du Danube, et les produits et l’eau contaminés circulent dans les chaînes alimentaires européennes.

Le cas ukrainien est devenu une question de sécurité paneuropéenne, et non une tragédie locale.

Israël : quand l’écologie est intégrée à la sécurité

Dans ce contexte, l’expérience d’Israël est particulièrement révélatrice — un pays qui vit depuis des décennies dans des conditions de conflits et de pénurie de ressources. En Israël, la sécurité environnementale est intégrée dans la stratégie nationale : le climat est considéré comme un multiplicateur de menaces, et la surveillance de l’environnement comme un élément de défense.

Les systèmes de surveillance par satellite, les réseaux de capteurs, les technologies mobiles, les innovations en matière d’eau et l’agriculture durable ont transformé l’écologie d’un point faible en un avantage stratégique.

C’est pourquoi l’analyse sur la plateforme НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency considère de plus en plus l’Ukraine et Israël dans un même contexte — comme des pays pour lesquels l’écologie est directement liée à la défense, à la diplomatie et à la survie.

Ce que l’Ukraine a déjà fait — et où il reste des lacunes

L’Ukraine a approuvé la Stratégie de sécurité environnementale et d’adaptation au changement climatique jusqu’en 2030, ainsi qu’un plan opérationnel pour sa mise en œuvre en tenant compte des risques militaires. C’est une base réglementaire importante.

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Mais le défi clé est la mise en œuvre pratique : modernisation de la surveillance, utilisation de satellites et de drones, collecte de preuves pour les tribunaux internationaux et participation des citoyens à la documentation des dommages.

Conclusion principale

Au XXIe siècle, la guerre ne détruit pas seulement les bâtiments et les infrastructures. Elle détruit la base de la vie — l’eau, l’air, le sol et la biodiversité. Si la sécurité environnementale n’est pas intégrée dans la défense et la politique étrangère, un pays perd bien avant la fin des hostilités.

Pour l’Ukraine, cette leçon est évidente. L’expérience d’Israël montre : même dans des conditions de menaces constantes, l’écologie peut être transformée non pas en vulnérabilité, mais en outil de résilience et de survie.

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