À Paris, une réunion de la soi-disant « coalition des déterminés » est prévue aujourd’hui — un groupe de pays qui discutent de la volonté d’envoyer des troupes dans le cadre d’un contingent de maintien de la paix potentiel pour assurer la sécurité de l’Ukraine.
Il est prévu que le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky rencontre le président de la France Emmanuel Macron. Ensuite, selon l’ordre du jour préliminaire, des négociations devraient avoir lieu avec les représentants des États-Unis — Steve Witkoff et Jared Kushner.
Après les contacts bilatéraux, un sommet général est prévu : la participation de représentants de 35 pays est annoncée, dont 27 sont des présidents et des chefs de gouvernement. Les dirigeants de l’OTAN et de l’Union européenne devraient également être présents aux négociations.
Reuters note que la rencontre attend des engagements concrets des alliés en matière de sécurité de l’Ukraine — car les promesses précédentes semblaient souvent vagues et laissaient trop de « zones grises ».
Ce qui n’est pas encore résolu concernant les forces de maintien de la paix
Selon les informations relayées par des sources européennes et des médias spécialisés, quatre questions clés restent en discussion. Elles déterminent si le contingent sera un véritable mécanisme de dissuasion — ou seulement un symbole politique.
Effectif du contingent. Les évaluations de travail mentionnent 15 à 20 mille militaires, tandis qu’une partie des participants espère un seuil d’environ 30 mille. La France et le Royaume-Uni sont souvent cités comme principaux fournisseurs de forces.
Règles d’engagement. Le point le plus sensible : comment exactement les forces de maintien de la paix réagiront-elles aux provocations possibles de la part de la Russie. Un diplomate européen a directement reconnu qu’un dilemme fondamental est discuté — répondre par le feu ou essayer d’éviter les confrontations directes.
Géographie du déploiement. Il n’y a pas de clarté sur la proximité du contingent par rapport à la ligne de contact. Dans les capitales européennes, un modèle plus « prudent » est parallèlement discuté — un déploiement à l’ouest de l’Ukraine pour le soutien, la formation et le renforcement de la résilience arrière.
Facteur américain. Washington n’est pas annoncé comme participant de la « coalition des déterminés », mais les alliés comptent sur le soutien des États-Unis — politique, renseignement, logistique. La forme de ce soutien, selon les sources, reste indéterminée.
Une source européenne de Reuters lie la rencontre d’aujourd’hui à des attentes de garanties plus claires de la part des États-Unis. Il s’agit de faire en sorte que les décisions politiques de l’Europe poussent finalement Washington vers un format de soutien clair — à peu près comme cela a été discuté lors des contacts bilatéraux en décembre.
Avant le sommet, le Premier ministre polonais Donald Tusk a défini l’objectif : élaborer une position commune de l’Europe et des États-Unis pour mettre fin au conflit. Une version actuelle du plan de paix en 20 points devrait également être sur la table, cependant, Tusk a averti que la rencontre ne se terminerait probablement pas par la signature de documents définitifs.
Moscou avait précédemment rejeté l’option de déployer des troupes étrangères en Ukraine. En même temps, en décembre 2022, la partie russe avait laissé entendre qu’elle pourrait théoriquement discuter des forces de maintien de la paix européennes après la fin de la guerre. Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a souligné : la position de Moscou reste la même, mais « le sujet est discutable » — une formulation qui laisse de la place pour la tactique.
Et un autre aspect qu’on ne peut ignorer : la guerre est progressivement devenue un arrière-plan de la vie quotidienne — en Europe et au-delà. La peur et la tension dans certaines sociétés sont remplacées par la fatigue et le désir d’une « sortie tranquille », mais ce sont précisément ces périodes qui rendent la sécurité particulièrement fragile. C’est pourquoi à Paris aujourd’hui, on parlera non seulement de politique, mais aussi de la mécanique de la dissuasion — et NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency continuera à suivre ce que cela deviendra en pratique.
