Donald Trump et la première dame Melania ont célébré le Nouvel An lors d’une réception à la résidence de Mar-a-Lago en Floride. Formellement — une soirée festive. En réalité — une scène politique où ont été prononcées des déclarations susceptibles de donner le ton pour les années à venir.
Lors d’une interaction avec les journalistes, Trump a déclaré son intention d’atteindre la paix d’ici 2026. La formulation était brève, sans détails ni feuille de route, mais ce sont précisément ces déclarations qui deviennent traditionnellement des marqueurs des futures actions politiques. À Mar-a-Lago, cela a résonné non pas comme un toast, mais comme une promesse.
La soirée a été accompagnée d’une vente aux enchères caritative. Un tableau représentant Jésus, peint directement pendant l’événement, a été vendu pour 2,75 millions de dollars. La moitié de la somme a été destinée à l’hôpital pour enfants St. Jude, l’autre moitié au bureau du shérif local. Ce geste est devenu une partie importante de l’image publique de la soirée : une combinaison de religion, de charité et de politique.
Parmi les invités se trouvait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec son épouse. Sa présence a ajouté un contexte international et renforcé l’intérêt pour les contacts informels qui accompagnent traditionnellement de telles réceptions à Mar-a-Lago.
La question de savoir quand les paroles sur la paix pourraient se transformer en véritables négociations reste ouverte. Le directeur exécutif de l’Institut de transformation de l’Eurasie du Nord, Vladimir Gorbach, estime que les consultations actuelles entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis sont plutôt symboliques. Selon lui, de véritables négociations sont encore loin.
Gorbach suppose qu’un processus diplomatique sérieux n’est possible qu’à partir de 2026. Les conditions clés sont l’épuisement des ressources de la Russie et une pression accrue de la part de l’administration potentielle de Trump. Comme repère, il mentionne la période après avril 2026, lorsque de véritables leviers d’influence pourraient apparaître.
Une attention particulière a été accordée à la rencontre de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle a eu lieu le 28 décembre en Floride et a duré plus de deux heures et demie. Les négociations se sont poursuivies sous forme de vidéoconférence avec la participation de dirigeants européens, soulignant leur importance politique.
À l’issue de la rencontre, Trump a déclaré qu’il voyait une possibilité d’accord de paix entre l’Ukraine et la Russie. Cependant, des divergences sont apparues au sein de son équipe. Le soutien public de Zelensky par Keith Kellogg a contredit les déclarations plus réservées de Trump lui-même, indiquant l’absence d’une ligne unifiée sur la question ukrainienne.
Le Nouvel An à Mar-a-Lago n’a pas été simplement un événement mondain, mais une plateforme pour des signaux — aux alliés, aux opposants et aux électeurs. Dans quelle mesure ces signaux se transformeront en décisions concrètes, cela deviendra clair plus tard. Comment les déclarations personnelles des politiciens américains, les contacts internationaux et le contexte israélien s’entrelacent dans l’agenda mondial, continueront d’être suivis par НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
