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À Genève, dans le bâtiment de l’ambassade d’Oman, se déroule un nouveau cycle de négociations américano-iraniennes. Presque simultanément aux consultations diplomatiques, des exercices navals ont commencé dans le détroit d’Ormuz par le Corps des gardiens de la révolution islamique. La coïncidence temporelle semble démonstrative.

Le détroit d’Ormuz reste une artère énergétique clé de la planète : une part significative des exportations mondiales de pétrole et de gaz liquéfié du golfe Persique y transite. Toute menace de blocage affecte automatiquement les marchés mondiaux, le coût du fret et les taux d’assurance. Dans ce contexte, les négociations à Genève prennent une dimension non seulement politique, mais aussi directement économique.

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Rhétorique militaire sur fond de diplomatie

Déclarations d’Ali Khamenei et signal à Washington

Le guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a prononcé le même jour des formulations sévères à l’égard des États-Unis. Selon lui, même l’armée la plus puissante peut recevoir un coup tel qu’elle perdra sa capacité à restaurer sa capacité de combat.

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Un accent particulier a été mis sur la présence militaire américaine dans la région. Khamenei a déclaré que le navire américain dirigé vers l’Iran est un sérieux instrument de pression, mais que « le facteur encore plus sérieux » est l’armement capable de l’envoyer par le fond.

La phrase s’est rapidement répandue dans les agences internationales. Dans un contexte où un groupe naval américain est déjà déployé dans la région, de telles déclarations sont perçues non pas comme une rhétorique abstraite, mais comme un élément de pression psychologique.

Position du CGRI sur le détroit d’Ormuz

Le commandant de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique, le contre-amiral Tangsiri, a déclaré que l’Iran est prêt à fermer le détroit d’Ormuz si la direction suprême prend une telle décision.

Il a souligné que l’armement montré lors des exercices diffère de celui utilisé dans un véritable combat. Cette déclaration a renforcé le signal que Téhéran envisage le scénario militaire comme une option réelle, bien qu’il déclare ne pas aspirer à la guerre.

De son côté, la partie américaine continue d’insister sur un niveau d’enrichissement d’uranium nul, tandis que l’Iran défend son droit à son propre programme nucléaire. Le fossé des positions reste fondamental.

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Contexte géopolitique : énergie, sécurité, Israël

Le détroit d’Ormuz comme facteur de risque global

La fermeture du détroit d’Ormuz pourrait provoquer une flambée immédiate des prix du pétrole et du gaz, affectant les marchés d’Asie, d’Europe et des États-Unis. Pour Israël, situé à proximité régionale immédiate, l’escalade signifie une augmentation des risques en matière de sécurité et de logistique.

La région est déjà dans un état de tension accrue. L’activité navale, les menaces mutuelles et l’absence de compromis sur la question nucléaire forment une configuration extrêmement instable.

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Selon les analystes, dans de telles conditions, une percée diplomatique semble peu probable. Les négociations se déroulent dans un contexte de démonstration de force, et non de désescalade.

Comme le note НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency, la combinaison de cycles diplomatiques et d’exercices militaires simultanés forme un modèle de « négociations sous pression », où chaque partie cherche à renforcer ses positions non seulement à la table des négociations, mais aussi dans les eaux du golfe Persique.

Un compromis est-il possible

Les divergences sur le programme nucléaire restent un obstacle clé. L’Iran continue d’insister sur son droit à enrichir de l’uranium, les États-Unis sur un abandon total de cette pratique.

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Dans ces conditions, les déclarations sur les « beaux porte-avions » du président américain et la réponse de Téhéran sur les « beaux moyens pour les couler » prennent un caractère symbolique. La rhétorique devient partie intégrante de la stratégie.

L’Iran déclare officiellement ne pas aspirer à la guerre, mais être prêt à une réponse ferme à toute agression. Washington, de son côté, montre sa présence et sa supériorité technologique.

Dans ce contexte, les négociations américano-iraniennes à Genève semblent plutôt être une tentative de gagner du temps qu’un pas vers un accord final. Si aucun compromis n’est trouvé, le groupe militaire dans la région ne restera probablement pas seulement un élément de pression.

L’architecture régionale de sécurité entre dans une phase d’incertitude, où chaque déclaration des dirigeants peut influencer les marchés, la diplomatie et les calculs militaires. La question n’est plus seulement l’issue d’un cycle de négociations particulier, mais quel modèle de coexistence sera adopté dans le golfe Persique dans les années à venir.

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