Au large de l’Afrique du Sud ont débuté des exercices navals multinationaux auxquels participent des navires de Chine, Russie, Iran, Afrique du Sud et Émirats Arabes Unis. Les manœuvres se déroulent dans la région du Cap et de la base navale de Simon’s Town et ont immédiatement suscité une résonance politique en raison de la composition des participants et du moment de leur tenue.
Selon les rapports des médias israéliens et internationaux, la Russie a envoyé la corvette «Stoïki», l’Iran — ses navires de guerre, la Chine — deux navires. Officiellement, les exercices sont décrits comme une mise en pratique de l’interaction en mer et des tâches de sécurité de la navigation, mais leurs participants et leur géographie en font partie d’un grand jeu de politique étrangère.
Les délais sont également perçus comme un signal : les entraînements se déroulent à la mi-janvier, dans une zone où passent d’importantes routes maritimes et où toute démonstration de pavillon devient instantanément un sujet de commentaires diplomatiques.
Pourquoi cela irrite Washington
La critique des États-Unis et des partenaires occidentaux est principalement liée au fait que la Russie et l’Iran restent sous pression de sanctions et sont considérés par l’Occident comme des sources d’instabilité régionale. Dans ce contexte, la participation de l’Afrique du Sud est perçue comme un geste politique, même si Pretoria insiste sur une interprétation neutre.
L’Afrique du Sud, d’une part, tente de maintenir des relations de travail avec les États-Unis en tant que partenaire commercial important. D’autre part, elle reste un acteur actif dans les BRICS et les formats élargis autour de celui-ci. C’est précisément cet équilibre qui est à nouveau mis à l’épreuve.
Politique intérieure de l’Afrique du Sud : débat sur la « neutralité »
En Afrique du Sud même, l’opposition exprime publiquement son inquiétude quant au fait que la participation de la Russie et de l’Iran à de telles manœuvres porte atteinte à la déclaration de neutralité du gouvernement et complique la communication avec les alliés occidentaux.
Ce débat n’est pas théorique : la question touche à l’économie, aux marchés extérieurs, aux investissements et à la mesure dans laquelle l’Afrique du Sud est prête à payer le prix politique pour un jeu plus serré du côté des BRICS.
Tentative de « rendre l’Iran plus discret »
Un autre point sensible est l’Iran. Dans les publications sud-africaines, il est dit que Pretoria a tenté de convaincre Téhéran de limiter sa participation à un format plus modéré, afin de ne pas provoquer de scandale international supplémentaire.
La raison est claire : l’Iran reste à la fois un partenaire toxique pour l’Occident et une figure autour de laquelle les sujets de sanctions, de protestations et de conflits régionaux éclatent constamment.
L’Iran et la démonstration de capacités
Pour Téhéran, ces exercices ne sont pas simplement un « entraînement conjoint », mais un moyen de montrer qu’il est capable d’agir loin de ses côtes et qu’il n’est pas isolé. Dans le contexte des manœuvres iraniennes précédentes et des déclarations sur les capacités de la flotte, cet élément de « présence publique » semble être une stratégie délibérée.
La Russie, dans ce schéma, obtient son effet : la démonstration qu’elle a encore des partenaires et que les projets communs avec l’Iran et la Chine se poursuivent même sous la pression des sanctions.
Ce que cela change
L’Afrique du Sud se retrouve à la croisée des intérêts : le commerce avec l’Occident, la participation aux BRICS et le rôle de puissance régionale sont tous importants. C’est pourquoi les exercices au Cap ne sont pas simplement une question de mer et de navires, mais un test pour voir où se déplace réellement le centre de gravité de la politique étrangère de Pretoria.
Si la tension entre les États-Unis et les BRICS élargis augmente, de telles manœuvres se répéteront et se transformeront chaque fois en débat politique — avec des conséquences pour la diplomatie et l’économie.
C’est pourquoi il est important de suivre régulièrement les histoires sur la manière dont l’Iran, la Russie et la Chine renforcent leurs démonstrations conjointes de force loin de leurs frontières — comme le fait NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.