6 janvier 2026, l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Iran, Alexeï Dedov, a déclaré dans une interview à l’agence iranienne ISNA que les accusations contre Téhéran concernant sa participation à la guerre contre l’Ukraine sont prétendument utilisées par l’Europe uniquement comme prétexte pour faire pression sur l’Iran.
Dans cette version des événements, l’Ukraine ne devient pas un pays victime d’une agression armée, mais une rhétorique commode — un écran derrière lequel, selon le diplomate russe, se cachent les « intentions hostiles » de l’Occident.
« La prétendue participation de l’Iran au « conflit en Ukraine » n’est qu’un prétexte pour prendre des mesures agressives anti-iraniennes dans le but de limiter sa souveraineté », a déclaré Dedov.
Qui utilise vraiment le terrorisme ici
La substitution clé dans ces mots est évidente : l’ambassadeur du pays agresseur tente de se présenter, lui et ses alliés, comme des victimes, en ignorant complètement la réalité.
La Russie mène une guerre contre l’Ukraine, frappant systématiquement les infrastructures civiles, les quartiers résidentiels, l’énergie et les installations vitales. Ce sont des signes classiques de terrorisme d’État.
L’Iran, à son tour, soutient depuis des décennies des groupes armés reconnus comme terroristes dans de nombreux pays du monde, y compris le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. Cela est consigné non pas dans des brochures de propagande, mais dans des régimes de sanctions officiels et des rapports d’organisations internationales.
Lorsque les représentants de ces régimes parlent de « l’hostilité de l’Europe », ils omettent l’essentiel : il s’agit d’une réaction au terrorisme, et non d’un caprice de l’Occident.
La rhétorique « si ce n’était pas l’Ukraine »
« S’il n’y avait pas de problématique ukrainienne, les pays européens trouveraient d’autres prétextes », a ajouté l’ambassadeur.
Cette thèse est une technique de propagande standard. Elle permet de ne pas répondre à des questions concrètes :
— qui a commencé la guerre ;
— qui frappe les civils ;
— qui exporte des armes et du terrorisme au-delà de ses frontières.
L’Europe n’a pas besoin de « chercher des prétextes » quand elle a sous les yeux des villes ukrainiennes détruites, des millions de réfugiés et des crimes de guerre documentés.
Le déni des drones et l’ancienne tactique
Dedov a de nouveau répété la ligne de déni concernant l’utilisation de drones iraniens par la Russie. Cette position ne change pas depuis des années et repose toujours sur un principe : « nous l’avons dit — donc c’est vrai ».
Le problème est que les dénégations diplomatiques n’annulent pas les images satellites, les débris de drones, les enquêtes et les conclusions des services de renseignement. Refuser de reconnaître les faits n’est pas un argument, mais une tentative de gagner du temps.
Pourquoi l’Europe appelle les choses par leur nom
L’Ukraine dans cette histoire n’est pas un « prétexte », mais une raison. La raison des sanctions, de l’isolement international et de la pression sur les régimes qui :
— déclenchent des guerres ;
— financent le terrorisme ;
— utilisent la population civile comme un outil d’intimidation.
Lorsque les représentants de la Russie et de l’Iran accusent l’Europe d’« hostilité », ils oublient d’ajouter l’essentiel : ils sont considérés comme des terroristes non pas pour leurs paroles, mais pour leurs actions.
C’est précisément cette substitution — où l’agresseur se présente comme une victime et la victime est appelée « prétexte » — que NAnovosti — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency examine aujourd’hui.