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Le régime iranien maintient le pays dans un état de quasi-blocage de l’information depuis plus de 80 heures. Internet et les communications fonctionnent par intermittence, et ces dernières heures, des problèmes d’accès au système Starlink ont également été signalés, compliquant encore davantage la vérification des informations reçues. L’image de la situation se compose de fragments — rares messages, courtes vidéos et témoignages reçus avec un grand retard.

Dans ce contexte d’isolement, les autorités ont pratiquement privé le pays d’un champ d’information indépendant. Toute donnée sur ce qui se passe dans les rues et sur le nombre de morts devient un sujet de débat et de conjecture, plutôt que de faits confirmés.

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Comment réagit le pouvoir

Les représentants officiels de la direction iranienne utilisent un langage extrêmement dur. Les participants aux manifestations sont qualifiés de «terroristes», de «mercenaires des États-Unis et d’Israël», et sont également assimilés aux combattants de l’EIIL. Les déclarations publiques contiennent des avertissements directs : il n’y aura pas de pitié.

Un deuil de trois jours a été déclaré dans le pays pour les victimes «aux mains des terroristes». Cependant, les chiffres exacts des victimes ne sont pas divulgués. Selon les données confirmées, on sait seulement que parmi les morts figurent 114 membres des forces de sécurité. Toute information sur les pertes parmi la population civile n’est pas officiellement commentée.

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Ce qui se passe dans les rues

Les sources d’opposition, qui parviennent à maintenir le contact avec l’Iran, dressent un tableau bien plus sombre. Selon leurs affirmations, dans différentes villes du pays, le nombre de morts dans les rues pourrait se compter par milliers. Ces données ne peuvent être vérifiées de manière indépendante en raison du blocage des communications, mais la concordance des témoignages de différentes régions renforce l’inquiétude.

Il est rapporté que les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se poursuivent, et que le niveau de violence augmente. Dans certains épisodes, il s’agit de véritables combats de rue impliquant des unités du CGRI et des formations «Basij».

Manifestation pro-gouvernementale

Dans le contexte de l’insurrection, les autorités organisent un rassemblement pro-gouvernemental massif. Il est attendu qu’il démontre le soutien au régime et «l’unité populaire». Cependant, les observateurs soulignent qu’il ne s’agit pas d’une expression spontanée de la volonté publique, mais d’une mobilisation soigneusement orchestrée.

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Dans les commentaires ironiques circulant dans les canaux d’opposition, on entend la phrase : «Ce n’est pas le peuple ? C’est pire que le peuple ! Ce sont les meilleures personnes de la ville», soulignant l’artificialité de l’événement.

Appel du prince héritier

Dans ce contexte, Reza Pahlavi a fait une déclaration publique. Il a affirmé que les manifestants en Iran «ne sont pas seuls», et a laissé entendre qu’un soutien extérieur pourrait apparaître prochainement. Pour une partie de la société iranienne, ces mots ont été un signal moral que ce qui se passe est remarqué au-delà des frontières du pays.

Pertes et affrontements

Les rapports locaux indiquent des combats continus avec les forces de l’ordre. Selon des informations non confirmées, au moins un officier supérieur du CGRI de rang général a été tué lors des affrontements. Si cette information est confirmée, il s’agira d’un coup sérieux porté à l’image symbolique de l’inviolabilité de l’appareil de sécurité.

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Contexte international

En dehors de l’Iran, la rhétorique devient également plus dure. Donald Trump a déclaré que le comportement du régime iranien avait visiblement changé, et a averti d’une possible violation des conditions de l’ultimatum précédemment émis.

De son côté, le sénateur Lindsey Graham a fait une déclaration virulente, appelant à l’élimination du leader suprême de l’Iran, Ali Khamenei. Ces paroles ont renforcé le sentiment que la crise iranienne dépasse de plus en plus le cadre d’un conflit interne.

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L’Iran reste dans un état de profonde incertitude : le silence informationnel, les données contradictoires sur les victimes, la violence de rue et des signaux internationaux de plus en plus durs forment une combinaison dangereuse. Dans ce contexte, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency souligne : ce qui se passe en Iran cesse d’être une crise interne fermée et se transforme de plus en plus en un facteur d’instabilité régionale et mondiale.

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