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Le 18 février 2026, les forces navales de l’Iran et de la Russie ont lancé une série de manœuvres conjointes dans le golfe d’Oman et la partie nord de l’océan Indien. Officiellement, il s’agit de la « sécurité de la navigation civile ». En fait, c’est une démonstration de présence militaire dans une zone où convergent les intérêts des États-Unis, de la Chine et des acteurs régionaux du Moyen-Orient.

Parallèlement, des négociations entre Téhéran et Washington sont en cours, et l’une des plus grandes formations américaines de ces dernières années est concentrée dans la région. La géographie des exercices — la région du détroit d’Ormuz — est traditionnellement considérée comme l’un des nœuds clés de la logistique énergétique mondiale.

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Coordination russo-iranienne près d’Ormuz

Ce que l’on sait des manœuvres actuelles

La corvette de la flotte de la Baltique « Stoïki » est arrivée dans le port iranien de Bandar Abbas, après quoi elle a travaillé en coordination avec les navires de la marine iranienne dans les eaux du golfe d’Oman. Selon le ministère russe de la Défense, les équipages ont synchronisé leurs actions pour « assurer la sécurité de la navigation civile ».

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Les sources iraniennes précisent : le 19 février, une sortie conjointe supplémentaire dans la partie nord de l’océan Indien est prévue. Le commandement de la première région navale de l’Iran souligne que les manœuvres sont de nature planifiée.

Cependant, les délais et le contexte politique donnent aux événements une autre dimension. Fin février, des exercices trilatéraux « Ceinture de sécurité maritime — 2026 » avec la participation de la Russie, de l’Iran et de la Chine sont annoncés. Ce n’est plus une coordination bilatérale, mais la formation d’une configuration politico-militaire.

Facteur américain et rhétorique de Téhéran

Proximité du groupe aéronaval américain

Selon les médias occidentaux, la zone des exercices russo-iraniens est située non loin du porte-avions « Abraham Lincoln ». La présence de grandes forces navales dans une même zone opérationnelle augmente le niveau de tension — même sans affrontements directs.

La veille, le guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a fait une déclaration ferme, insinuant des capacités d’armement capables de détruire un porte-avions. Les formulations étaient calculées non pas tant pour le public interne que pour envoyer des signaux externes.

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Les analystes militaires avertissent : le risque d’erreur dans une telle configuration augmente. Le lancement théorique de missiles de croisière américains sur des cibles iraniennes pourrait être interprété par les navires russes ou chinois à proximité comme une menace. Dans des conditions de haute préparation, cela pourrait conduire à des actions en réponse.

Négociations, pression et scénarios possibles

Le président américain Donald Trump a déclaré qu’en cas de refus de l’Iran de l’accord, Washington pourrait envisager l’utilisation de l’île de Diego Garcia et de la base aérienne de Fairford pour une frappe préventive. La rhétorique est ferme, mais elle s’inscrit dans le modèle traditionnel de pression sur Téhéran.

Simultanément, l’Iran mène des négociations avec les États-Unis, essayant de trouver un équilibre entre diplomatie et démonstration de force. L’implication de la Chine dans les exercices dans le détroit d’Ormuz renforce le signal de la formation d’une ligne de coalition alternative.

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Pour Israël, ce qui se passe a une signification stratégique directe. Le renforcement de l’interaction navale de l’Iran avec la Russie et la Chine modifie l’architecture de la sécurité au Moyen-Orient. Ce n’est pas seulement une question de politique régionale, mais aussi un facteur de confrontation globale.

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La rédaction de NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency attire l’attention : la concentration des forces dans le golfe d’Oman se produit dans un contexte de situation instable autour du programme nucléaire iranien et de l’expansion de la coopération militaro-technique de Téhéran avec Moscou. Tout incident dans la zone d’Ormuz pourrait affecter le marché mondial du pétrole, la sécurité des voies maritimes et les calculs stratégiques des États de la région.

Le golfe d’Oman reste un point où se croisent les intérêts des États-Unis, de l’Iran, de la Russie et de la Chine. La fin février montrera si la « Ceinture de sécurité maritime — 2026 » sera une démonstration de dissuasion ou une nouvelle escalade de tension.

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