Le 24 février 2026, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution sur « un monde global, juste et durable » en Ukraine. Le même soir, une conversation téléphonique a eu lieu entre les ministres des Affaires étrangères d’Israël et d’Ukraine — Gideon Saar et Andriy Sybiha.
Les deux événements ont coïncidé dans le temps et ont renforcé le signal politique : le soutien diplomatique à Kiev sur la scène de l’ONU et la discussion de l’agenda commun de sécurité, y compris la menace iranienne.
Vote à l’ONU : 107 « pour », États-Unis — contre
La résolution, initiée par l’Ukraine conjointement avec plus de 50 pays, a obtenu 107 voix « pour ». Le document appelle à un cessez-le-feu immédiat, confirme l’intégrité territoriale de l’Ukraine, exige l’échange de prisonniers de guerre et la libération des personnes détenues illégalement.
Les États-Unis ont voté contre le projet de résolution ukrainien. La Russie, la Biélorussie, l’Iran, la Corée du Nord, le Soudan et plusieurs autres pays se sont également opposés.
La résolution réaffirme l’engagement envers les principes de souveraineté, d’indépendance et d’unité de l’Ukraine, y compris les eaux territoriales. Elle souligne les lourdes conséquences régionales et mondiales de la guerre, ainsi que les attaques continues contre les infrastructures civiles, notamment le système énergétique.
La diplomatie ukrainienne a mené un travail intensif pendant plusieurs jours pour mobiliser les voix. À Kiev, le résultat — 107 pays — a été qualifié de « véritable victoire diplomatique ».

Position d’Israël
Cette fois, Israël a soutenu la résolution ukrainienne.
Cette décision diffère du vote de novembre 2022, lorsque Jérusalem s’était abstenu. La dernière fois qu’Israël avait voté pour un document similaire, c’était en mars 2022, peu après le début de la guerre.
Les médias israéliens associent cette démarche actuelle à la politique du ministre des Affaires étrangères Gideon Saar. Il s’agit d’un soutien plus clairement exprimé à l’Ukraine sur la scène internationale, tout en maintenant une approche pragmatique de la sécurité régionale.
Conversation téléphonique entre Saar et Sybiha
Le soir du 24 février, Andriy Sybiha a eu des pourparlers téléphoniques avec Gideon Saar. Le ministre ukrainien a remercié Israël pour son soutien à la résolution à l’Assemblée générale de l’ONU.
Au cours de la conversation, les parties ont discuté de l’agenda bilatéral et des questions de sécurité, y compris les défis liés à l’Iran.
Sybiha a souligné séparément l’aide humanitaire d’Israël pendant la période hivernale difficile. Il s’agit de la livraison de 117 générateurs mobiles pour la région de Kiev — la livraison doit avoir lieu dès le lendemain.
Cet aspect a une signification pratique, compte tenu des frappes systématiques sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine.
Dans les publications analytiques de НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, il a été souligné à plusieurs reprises que le soutien humanitaire et les votes dans les organisations internationales deviennent des indicateurs de l’état réel des relations bilatérales.
Mesures réciproques et facteur iranien
L’Ukraine a également pris ces derniers mois des mesures significatives pour Israël. Kiev a inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien sur la liste des organisations terroristes et a pris une position claire concernant la menace iranienne.
Pour Israël, l’Iran reste un défi stratégique. Pour l’Ukraine, l’Iran est un fournisseur d’armes à la Russie. Ce facteur croisé renforce la coordination au niveau des ministères des Affaires étrangères.
Contexte géopolitique
Le vote dans lequel les États-Unis se sont opposés à la résolution ukrainienne est devenu l’un des épisodes les plus discutés. Cela a ajouté une dimension supplémentaire au tableau diplomatique du jour.
Dans ce contexte, le soutien d’Israël prend un poids particulier. Il démontre la position indépendante de Jérusalem sur les questions liées à la guerre en Ukraine et au droit international.
Le résultat est le suivant : 107 pays ont soutenu la résolution, les États-Unis et plusieurs autres pays se sont opposés, Israël a voté pour. La conversation téléphonique entre les ministres a renforcé le signal politique et y a ajouté un composant pratique — l’aide humanitaire et la coordination sur les questions de sécurité, y compris l’Iran.
