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Les 17 et 18 février, un nouveau cycle de négociations russo-ukrainiennes s’est tenu à Genève sous la médiation des États-Unis. La rencontre n’a pas apporté de résultats tangibles. Le deuxième jour a été trois fois plus court que le premier — environ deux heures au lieu de six. À l’issue de la rencontre, le chef de la délégation russe Vladimir Medinski a qualifié le dialogue de «difficile», se limitant à un bref briefing sans répondre à la plupart des questions.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé : les positions des parties restent différentes, il n’y a pas de progrès notable. Les questions de l’est de l’Ukraine et des infrastructures ont été discutées — une formulation qui laisse entendre le Donbass et le sort de la centrale nucléaire de Zaporijia.

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Deux pistes : militaire et politique

«Les militaires avec les militaires» : l’architecture technique d’un éventuel cessez-le-feu

Selon Zelensky, le bloc militaire des négociations semblait constructif. Les participants comprennent globalement comment le suivi du cessez-le-feu pourrait être organisé — en présence d’une volonté politique. Le contrôle, selon lui, implique la participation des États-Unis, ce que Kiev considère comme un signal positif.

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Une source BBC aux négociations a expliqué : les délégations se sont divisées en deux sous-groupes. Le groupe militaire discutait de la mise en œuvre technique des décisions «sur le terrain» — désengagement des forces, suivi, vérification des violations, paramètres de contrôle de la ligne de contact. Ce format, selon l’interlocuteur, «fonctionne très bien», car il permet de préparer à l’avance des outils en cas de décision politique.

La logique est simple : si le cadre technique n’est pas prêt, même un accord atteint peut être suspendu dans les détails.

Bloc politique : territoires et garanties

Le sous-groupe politique s’est concentré sur des questions sensibles — les conditions de la fin de la guerre, les garanties de sécurité, les territoires du Donbass. C’est ici, selon la partie ukrainienne, que le progrès a été minimal.

Zelensky a noté que le dialogue a eu lieu et que les parties ont convenu de poursuivre les contacts, mais il n’y a pas de progrès comparable à la piste militaire. Il a également souligné l’importance de la présence de l’Europe dans le processus futur.

Pourquoi le cycle s’est enlisé

Selon Axios, le premier jour des négociations a rencontré des difficultés dès le début — après l’énoncé de la position russe. Medinski avait précédemment dirigé la délégation de Moscou en 2022, et son rôle était alors perçu comme freinant les discussions sérieuses.

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Le chef des recherches sur l’Europe de l’Est à l’Institut polonais des relations internationales, Daniel Szeligowski, estime que la rénomination de Medinski indique un manque de volonté du Kremlin à faire des compromis.

La rhétorique de la partie russe s’est à nouveau résumée aux exigences précédentes, y compris la remise sous contrôle de Moscou des principales villes du Donbass. Une telle approche ne rapproche pas les positions de manière prévisible.

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Rôle américain et prochaines étapes

Une source diplomatique ukrainienne a noté le rôle «positif et constructif» de la délégation américaine. Selon lui, les parties ont convenu de ne pas divulguer les détails, mais les contacts se poursuivront «lorsqu’ils seront prêts».

Dans la sphère publique, les formulations sont restées prudentes. Pour Washington, il est important de maintenir le canal de négociation, même si le contenu substantiel est pour l’instant limité.

Comme le note NANouvelles — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, le cycle de Genève a montré une stratification du processus : la piste technique avance plus vite que la politique. Cela crée une illusion de dynamique en l’absence de rapprochement stratégique.

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Conclusion : le dialogue se poursuit, mais il n’y a pas de percée

Les négociations se sont terminées sans accords concrets. Le format militaire a travaillé sur les paramètres de suivi, le politique — a constaté les divergences.

La question clé reste la même : y aura-t-il une volonté politique de compromis, sans laquelle même des mécanismes de contrôle détaillés resteront sur le papier.

Pour l’instant, Genève n’est pas devenue un tournant. Plutôt — un autre épisode d’un marathon diplomatique prolongé, où le rythme est déterminé non par les déclarations, mais par les concessions réelles.

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