«Plus jamais» ?
Aujourd’hui, lors des nouvelles guerres en Europe et au Moyen-Orient, nous inclinons nos têtes en mémoire des millions de personnes tuées uniquement pour le droit d’être elles-mêmes.
Cette mémoire n’est pas restée dans les manuels. Elle est de nouveau à nos côtés — dans les nouvelles, dans les photographies des villes détruites, dans le destin des familles dont les vies ont été anéanties par la violence.
Et encore une fois, des systèmes nazis par essence veulent détruire des gens uniquement pour ce qu’ils sont — juifs ou ukrainiens.
Le 27 janvier 1945, le camp de la mort nazi d’Auschwitz-Birkenau a été libéré par les soldats de la 60e armée du 1er front ukrainien de l’Armée rouge. Alors, le monde a vu pour la première fois à grande échelle ce qui ne peut être justifié, expliqué ou « mis en contexte ».
Le convoyeur de destruction des gens — systématique, froid, industriel.
C’est cette date qui a été établie par l’ONU comme Journée internationale de la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Six millions de juifs ont été tués par le régime nazi.
Près d’un tiers d’entre eux — sur le territoire de l’Ukraine moderne.
Ils ont été fusillés à Babi Yar, Drobitsky Yar, Kamianets-Podilsky, exterminés dans les ghettos, les camps, lors des marches de la mort. Ce n’est pas une statistique abstraite. Ce sont des lieux concrets. Des familles concrètes. Des vies concrètes.
L’histoire de l’Holocauste n’est pas seulement une histoire de douleur.
C’est aussi une histoire de choix.
Plus de 4000 Ukrainiens ont été reconnus Justes parmi les nations. Des personnes qui, au péril de leur vie, ont sauvé des juifs. Même dans les temps les plus sombres, l’homme est capable de choisir l’humanité — et ce choix est toujours concret.
À la veille de cette date, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a prononcé des mots justes — sur la haine, la déshumanisation, sur les leçons du passé. Il a rappelé : le régime nazi exterminait les juifs « avec une efficacité terrifiante de convoyeur » — ouvertement et pratiquement sans conséquences.
Les mots sont justes.
Le problème est que de la part des fonctionnaires internationaux, nous les entendons, en règle générale, une fois par an.
La mémoire passive n’est pas devenue une protection contre de nouveaux génocides.
C’est un fait.
Aujourd’hui, lors de la guerre russe contre l’Ukraine, le monde entier est de nouveau témoin de crimes de guerre : meurtres de masse de civils, déportations, destruction de villes, tentatives de nier le droit d’un peuple entier à exister.
Face à ce mal, l’Ukraine en première ligne défend des valeurs humaines fondamentales — la vie, la liberté et la dignité. Pas en théorie, mais au prix de sacrifices réels.
Israël est contraint de se défendre dans des conditions de pression constante de la part d’organisations terroristes et de régimes de haine qui déclarent ouvertement qu’ils ne reconnaissent pas son droit à exister du tout. Il ne s’agit pas de disputes ni de désaccords politiques, mais d’une tentative systématique de destruction de l’État et de ses citoyens — uniquement pour ce qu’ils sont. Israël se défend non pas pour un territoire, mais pour le droit de vivre, de protéger ses gens et de ne pas permettre que la haine se transforme à nouveau en convoyeur de mort.
Hier, le dernier otage détenu par les terroristes du Hamas est « revenu ». Derrière ce « retour » — pas un point joyeux, mais une longue chaîne de tragédies : tués en captivité, femmes et enfants ayant subi des violences, civils devenus cibles uniquement parce qu’ils étaient civils.
La mémoire n’a de sens que lorsqu’elle devient action.
Ce n’est qu’alors que les pages amères de l’histoire ne se répètent pas, mais deviennent un avertissement que le monde est capable d’entendre.
Aujourd’hui, nous inclinons nos têtes devant des millions de tués.
Et c’est précisément aujourd’hui que cette question résonne particulièrement fort :
Faisons-nous assez pour que l’histoire ne se répète pas ?
NAnovosti —Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency
