(original: «C’est (pas) ma guerre / זו (לא) מלחמה שלי»)
Le 15 janvier 2026, une exposition collective d’artistes ukrainiens vivant et travaillant en Israël s’ouvre à Bat Yam.
Le projet «C’est (pas) ma guerre» est une invitation ouverte à discuter de la guerre en tant qu’expérience commune et responsabilité partagée, où la neutralité cesse d’être une position possible.
L’exposition est ouverte à tous. Entrée libre, sans inscription préalable.
L’exposition se tient à la Galerie Stéphanie Cohen, située au Design Terminal de Bat Yam — l’un des espaces culturels clés de la ville.
Informations détaillées sur l’exposition
Nom : «C’est (pas) ma guerre / זו (לא) מלחמה שלי»
Format : exposition collective
Lieu : Galerie Stéphanie Cohen, Design Terminal Bat Yam
Adresse : rue Ehud Kinamon, 32, Bat Yam
Ouverture : 15 janvier 2026, 19:00
Dates : 15 janvier — 26 février 2026
Horaires : dimanche–jeudi, 09:00–16:00
Curatrice de la galerie : Ilana Carmeli-Laner
Curatrices de l’exposition : Vera Gailis, Svetlana Matveenko
Événement sur FB – https://www.facebook.com/events/1231377285536646/
Inscription à l’ouverture : ici.
Ouverture et programme
Lors de l’ouverture de l’exposition, un discours de bienvenue sera prononcé par
Yevhen Korniychuk, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d’Ukraine en Israël, ainsi que par des représentants des organisations co-organisatrices du projet.
Après l’ouverture et pendant toute la durée de l’exposition, des visites guidées seront organisées en ukrainien et en hébreu (🇺🇦 UA | 🇮🇱 HE), rendant le projet accessible tant au public ukrainophone qu’israélien.
Participants à l’exposition
Le projet réunit des artistes ukrainiens vivant aujourd’hui en Israël :
Tali Ratzker, Moria Kaplan, Nadine Osovik, Alexander Gorenstein, Margarita Hertzman, Polina Veller, Oksana Fedchyshyn, Tanya Gushchina, Taisia Levitskaya, Ekaterina Lagoda, Ekaterina Didenko, Marianna Nazaruk, Elina Nazaruk, Irina Kremer, Svetlana Matveenko, Zhanna Gailis.
Ce que dit l’exposition
Le projet «C’est (pas) ma guerre» naît de la pression du contexte extérieur, où il est de plus en plus demandé aux artistes ukrainiens en Israël de se distancier — de déterminer «à qui appartient cette guerre» et «quelle douleur est la plus grande».
Dans ce contexte, la phrase «ce n’est pas ma guerre» ne résonne pas comme un choix personnel, mais comme une exigence adressée à l’artiste : une tentative d’imposer une distance, de diviser les loyautés et de simplifier une réalité vécue complexe.
«La phrase “ce n’est pas ma guerre” ne sonne pas comme une déclaration, mais comme une attente — se distancier, se taire, ne pas prendre position», notent les curatrices de l’exposition.
Les parenthèses dans le titre fixent la tension interne du projet : cela ne peut pas ne pas être ma guerre. C’est cette impossibilité de neutralité qui devient l’un des moteurs internes clés des œuvres présentées.
L’art comme forme de résistance
«L’Ukraine résiste à un ennemi qui cherche non seulement à conquérir des territoires, mais aussi à effacer notre culture. Dans cette lutte existentielle, l’art devient une forme de résistance active», souligne Yevhen Korniychuk.
«Le titre de l’exposition “C’est (pas) ma guerre” est une provocation consciente, remettant en question le confort de la soi-disant neutralité. Dans la réalité mondiale d’aujourd’hui, il n’y a plus de “ton” et “mon” — il y a des ennemis communs et des défis communs».
Selon l’ambassadeur, la société israélienne — qui comprend bien le prix de la survie — partage en grande partie cette position et manifeste sa solidarité avec l’Ukraine.
Langue, identité et prix du choix
Pour de nombreux participants, le renforcement de l’identité ukrainienne ne se manifeste pas par une représentation directe de la guerre, mais par une radicalisation du langage artistique : à travers des motifs nationaux, des ornements, des structures folkloriques, la mémoire corporelle et paysagère, l’image de la maison comme archive.
Ces gestes n’illustrent pas directement la guerre. Ils expriment un refus de l’effacement et de l’ambiguïté imposée de l’extérieur, ainsi qu’une revendication du droit de déterminer soi-même la forme de son appartenance.
Dans le contexte israélien, un tel choix a son prix. Dans un environnement où l’espace culturel russophone domine et où différents régimes juridiques et civiques existent pour les ressortissants d’Ukraine, la langue et l’identité deviennent un champ de négociations constantes. Le refus des infrastructures de communication habituelles peut entraîner une perte d’audience, de liens professionnels et de visibilité publique.
Organisateurs
L’exposition est organisée avec la participation de Israeli Friends of Ukraine, de l’Ambassade d’Ukraine en Israël, de la galerie Stéphanie Cohen, du Design Terminal de Bat Yam et de la plateforme pour artistes ukrainiens «202».
L’exposition «C’est (pas) ma guerre» à Bat Yam est une invitation à un dialogue ouvert sans distance et sans illusions de neutralité.
NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency
Événement sur FB – https://www.facebook.com/events/1231377285536646/
Inscription à l’ouverture : ici.