À Abou Dhabi, le deuxième jour des négociations entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis a commencé. Plusieurs sources médiatiques ont rapporté cela. Les réunions se déroulent sous différents formats et restent aussi fermées que possible — comme la veille, sans commentaires publics des parties et sans fuites sur le contenu des discussions.
La plateforme de négociation à Abou Dhabi est devenue le lieu de la première rencontre en personne connue des représentants de Russie, Ukraine et États-Unis depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022. Le simple fait de ce format confère un poids particulier aux négociations — sur fond de combats continus et d’absence de dialogue direct les années précédentes.
Contexte des négociations
Le contexte clé de la rencontre est la situation actuelle sur le terrain. La Russie continue d’occuper environ 20% du territoire ukrainien, reconnu par le droit international comme partie d’un État souverain. Cela concerne presque toute la région de Louhansk, ainsi que des parties significatives des régions de Donetsk, Kherson et Zaporijia.
Ces territoires restent l’un des principaux points de tension tant pour Kiev que pour les partenaires internationaux de l’Ukraine. Toute négociation dans un tel contexte se heurte inévitablement à la question du contrôle, de la sécurité et de l’avenir de ces régions.
Position de Moscou
Parmi les exigences anciennes de la Russie figure la cession à l’Ukraine de tous les territoires des quatre régions qui ont été déclarées annexées, mais qui ne sont pas entièrement capturées. Cette exigence est régulièrement exprimée par la partie russe et est considérée comme l’un des points les plus stricts et les plus fondamentaux de sa position.
C’est précisément cet aspect qui crée un fossé sérieux entre les approches des parties. Pour l’Ukraine et ses alliés, de telles conditions sont inacceptables, car elles signifieraient un abandon de l’intégrité territoriale et une légitimation de l’annexion.
Angles difficiles des négociations
L’un des principaux facteurs de blocage reste la question de la reconnaissance formelle des territoires annexés. Les pays occidentaux, y compris les États-Unis, déclarent systématiquement leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ce qui influence directement le cadre des accords possibles.
Dans les cercles diplomatiques, on note que les négociations à Abou Dhabi ressemblent pour l’instant plus à une exploration des positions qu’à un mouvement vers des accords concrets. Le format des réunions fermées permet aux parties de clarifier les « lignes rouges » sans prendre d’engagements publics.
Et après
Les participants au processus soulignent que les prochaines étapes dépendront de la volonté des parties de discuter des questions de sécurité et de cessez-le-feu sans renoncer aux principes fondamentaux. Pour l’instant, les négociations restent prudentes, fragmentées et dépourvues de percées visibles.
À ce stade, le simple fait de poursuivre les contacts est considéré comme un signal — mais pas comme une garantie de résultat. Dans un contexte de guerre continue, la diplomatie avance lentement, et chaque mot derrière des portes closes a un prix. C’est dans cet esprit que se déroule le deuxième jour des négociations, suivies de près par les observateurs internationaux et rapportées par NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
