Passer au contenu principal

NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

L’Ukraine, le 20 avril 2026, a appelé d’autres pays à suivre l’exemple des pays baltes et à fermer leur ciel aux avions se rendant à Moscou pour les événements du 9 mai avec la participation de Poutine. Le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, Andriy Sybiha, a remercié l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie pour avoir refusé de laisser passer ces vols et a exhorté d’autres États à faire de même. Selon sa formule, le manque de conscience doit être compensé par le manque de routes aériennes.

Pour le public israélien, ce n’est pas une nouvelle diplomatique secondaire. Kiev tente de frapper non seulement la logistique, mais aussi l’image politique même que le Kremlin rassemble chaque année autour du 9 mai. Moscou utilise cette date comme preuve de sa propre légitimité, de sa justesse historique et de l’absence d’isolement international. L’Ukraine, au contraire, veut transformer les voyages à Moscou en une démarche toxique et inconfortable.

.......

Pourquoi Kiev exige-t-il de fermer le ciel

Le sens de l’appel ukrainien est simple. Si les délégations étrangères ont plus de mal à se rendre à Moscou, chaque visite du 9 mai se transforme d’un protocole de routine en un choix politique conscient.

Sybiha a directement lié ces voyages à l’agression russe continue contre l’Ukraine et à la menace pour la sécurité européenne. Dans cette logique, le transit par le ciel européen cesse d’être un service neutre. Il devient une partie de l’entretien du rituel du Kremlin que la Russie utilise pendant la guerre contre l’Ukraine.

C’est pourquoi la décision des pays baltes est si importante pour Kiev. Ce n’est plus une théorie, mais un précédent prêt à l’emploi. Si trois États ont montré qu’ils pouvaient dire « non » à ces vols, cela signifie que la question ne dépend plus de la technique, mais de la volonté politique.

Qui était chez Poutine le 9 mai après 2022

Après le début de la guerre à grande échelle, la composition des invités étrangers à Moscou est devenue un indicateur politique distinct. Elle montre qui est prêt à se tenir publiquement aux côtés du Kremlin même après l’invasion de l’Ukraine.

2022 : il n’y avait pratiquement pas de dirigeants étrangers notables sur la tribune. Le défilé s’est déroulé déjà en temps de guerre et sans la représentation internationale d’autrefois.

2023 :
Alexandre Loukachenko, président (Biélorussie)
Nikol Pachinian, Premier ministre (Arménie)
Kassym-Jomart Tokaïev, président (Kazakhstan)
Sadyr Japarov, président (Kirghizistan)
Emomali Rahmon, président (Tadjikistan)
Serdar Berdymoukhamedov, président (Turkménistan)
Chavkat Mirzioïev, président (Ouzbékistan)

2024 : à Moscou étaient présents les dirigeants de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, ainsi que de Cuba, du Laos et de la Guinée-Bissau.

C’est-à-dire :
Alexandre Loukachenko, président (Biélorussie)
Kassym-Jomart Tokaïev, président (Kazakhstan)
Sadyr Japarov, président (Kirghizistan)
Emomali Rahmon, président (Tadjikistan)
Serdar Berdymoukhamedov, président (Turkménistan)
Chavkat Mirzioïev, président (Ouzbékistan)
Miguel Díaz-Canel, président (Cuba)
Thongloun Sisoulith, président (Laos)
Umaro Sissoco Embaló, président (Guinée-Bissau)

.......

2025 : c’était déjà le défilé le plus représentatif depuis le début de la guerre :
Xi Jinping, président de la RPC (Chine)
Luiz Inácio Lula da Silva, président (Brésil)
et il a également été rapporté que plusieurs dizaines d’autres dirigeants d’ex-URSS, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine étaient présents. Le Kremlin a annoncé 29 dirigeants étrangers attendus.

Pour le lecteur israélien, la dynamique elle-même est importante ici. En 2022, Moscou semblait presque seule. En 2023, elle était entourée principalement d’alliés post-soviétiques. En 2024, le cercle s’est élargi grâce à des régimes amis en dehors de l’ex-URSS. En 2025, le Kremlin a déjà tenté de montrer une « vitrine » internationale plus large avec Xi Jinping à sa tête.

Israël et le défilé du 9 mai à Moscou : qui représentait l’État juif

Pour le public israélien, un autre détail est important dans cette histoire : après le début de la guerre à grande échelle, Israël n’a pas envoyé de Premier ministre ou d’autre leader de niveau chef de gouvernement au défilé du 9 mai à Moscou. Il s’agissait uniquement d’une représentation au niveau diplomatique. Benjamin Netanyahu a assisté pour la dernière fois personnellement au défilé de la Victoire à Moscou le 9 mai 2018.

Après 2022, Netanyahu n’a pas participé personnellement à cet événement. En 2024 et 2025, la représentation israélienne était limitée au niveau de l’ambassadeur : Simona Halperin, ambassadrice d’Israël en Russie.

C’est important politiquement aussi. Israël n’a pas complètement disparu de cet espace symbolique, mais n’a pas non plus élevé sa participation à un niveau qui pourrait être interprété comme un soutien personnel de la part du chef du gouvernement. En conséquence, Moscou pouvait montrer la présence du drapeau israélien au niveau diplomatique, mais ne pouvait pas présenter au monde la visite de Netanyahu comme un signe de proximité particulière en temps de guerre.

Pourquoi c’est important pour Israël

Pour Israël, cette histoire ne concerne pas seulement l’Ukraine. Elle concerne la façon dont la Russie moderne utilise la mémoire de la Seconde Guerre mondiale comme ressource politique. Le 9 mai est depuis longtemps pour le Kremlin non seulement un jour de mémoire, mais aussi un outil de mobilisation, de justification de la guerre actuelle et de démonstration de soutien extérieur.

C’est pourquoi Kiev frappe les itinéraires. Si la logistique habituelle est perturbée, il sera plus difficile de rassembler autour de la Place Rouge une image de normalité internationale. Et sans cette image, le rituel lui-même commence à fonctionner moins bien.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency y voit un aspect israélien important : la mémoire de la guerre, de l’Holocauste et du nazisme ne peut pas devenir un écran diplomatique pour un régime qui mène une guerre d’agression et tente de couvrir l’agression moderne par une rhétorique historique. Pour le public juif, c’est une frontière particulièrement sensible.

Que signifie l’appel ukrainien maintenant

L’Ukraine propose à l’Europe et à d’autres pays un choix très concret. Non seulement condamner la Russie par des mots, mais décider s’ils sont prêts à l’aider à rassembler une foule internationale le 9 mai.

Si plus de pays suivent l’exemple des pays baltes, les voyages à Moscou deviendront plus difficiles et politiquement plus lourds. Sinon, le Kremlin tentera d’utiliser chaque arrivée comme preuve que l’isolement de la Russie n’a pas eu lieu.

.......

C’est pourquoi le débat ne porte plus seulement sur les vols. Il porte sur qui est prêt à continuer à servir le principal jour symbolique du Kremlin pendant la guerre continue contre l’Ukraine.