Une enquête anticorruption touchant le secteur énergétique ukrainien atteint un niveau de politique étrangère. Le Bureau national anticorruption d’Ukraine a confirmé le 10 février 2026 : les procédures pour une éventuelle extradition de suspects d’autres pays se poursuivent, parmi les destinations mentionnées figure Israël.
Il s’agit de l’affaire connue sous le nom de « Midas », où l’enquête examine l’influence présumée d’un groupe organisé sur les décisions des entreprises publiques.
Ce qu’a déclaré le bureau
Le directeur de l’agence, Semen Krivonos, a parlé du statut du travail. Selon lui, l’extradition est un processus juridique à plusieurs niveaux qui nécessite le respect de toutes les formalités avant de faire une demande officielle aux partenaires étrangers.
Les demandes seront envoyées après la préparation procédurale. Outre Israël, d’autres pays où les suspects pourraient se trouver sont également envisagés.
Communication prudente
Krivonos a souligné que le bureau attend de nouvelles données qu’il entend partager avec le public, mais à ce stade, il s’efforce d’agir avec la plus grande prudence.
Une telle rhétorique est typique des affaires transfrontalières : des déclarations prématurées peuvent compliquer les négociations avec les structures étrangères.
Géographie de la coopération
Les enquêteurs collaborent avec environ dix juridictions étrangères, y compris des pays de l’Union européenne. L’accent est mis sur le mouvement des fonds, les comptes bancaires et les actifs des suspects.
C’est précisément le composant international qui transforme progressivement l’enquête d’une procédure pénale interne en un élément de large diplomatie juridique.
Ces processus sont traditionnellement suivis de près par les médias israéliens et ukrainiens. Pour le public de la plateforme NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, c’est un indicateur de la façon dont les enquêtes financières et les relations internationales sont étroitement liées.
Quelle est la nature des accusations
Une grande opération dans l’affaire a eu lieu le 10 novembre 2025 avec la participation de procureurs anticorruption. Selon l’enquête, le groupe pourrait influencer les décisions de personnel et de contrat dans les structures énergétiques, obtenant un avantage indu de 10 à 15 pour cent de la valeur des accords.
Les documents mentionnent NAEK « Energoatom », ainsi que des représentants des milieux réglementaires et commerciaux.
Qui est impliqué dans l’affaire
Parmi les personnes mentionnées figurent des fonctionnaires et des entrepreneurs, y compris Sergueï Pushkar, Timur Mindich, Dmitri Bassov et Igor Mironyuk.
L’enquête note séparément que Mindich a quitté le territoire ukrainien légalement le jour de l’opération. Selon les informations disponibles, il pourrait actuellement se trouver en Israël.
Que va-t-il se passer ensuite
Le travail pour obtenir une assistance juridique internationale se poursuit. Sans décisions des tribunaux et agences étrangers, les procédures d’extradition sont impossibles, il s’agit donc d’un processus de longue haleine.
Les enquêteurs se concentrent sur la documentation des flux financiers et la confirmation des épisodes qui pourraient servir de base à de futures demandes.
La partie publique de l’histoire évolue plus lentement que l’opérationnelle. Mais c’est elle qui forme la compréhension de la distance que l’enquête est prête à parcourir.

