En Israël, le nom du maire d’une grande ville du sud du pays, soupçonné de détournement de dons collectés pendant la guerre pour aider les civils, a été révélé. Aujourd’hui, il a été arrêté à Eilat, où il participait à une conférence des trésoriers des conseils locaux.
Il s’agit de la mairie d’Ashkelon. Selon la chaîne 14, le principal protagoniste de l’enquête est le maire de la ville, Tomer Glam. Il a été interrogé par les agents de l’unité de lutte contre la corruption de la police, avec ses assistants et plusieurs hauts fonctionnaires de la municipalité.
L’arrestation a eu lieu le même jour où Glam se trouvait parmi ses collègues — des personnes responsables des budgets et de la répartition des fonds publics. Les actions d’enquête ont été une surprise totale pour les participants à la conférence.
Un détail rapporté par des témoins au journal « Israël Hayom » a donné une résonance particulière à l’affaire. Quelques heures avant son arrestation, le maire d’Ashkelon avait prononcé un discours émouvant sur l’inadmissibilité de la corruption dans les organes de pouvoir local. Ses paroles résonnaient comme un manifeste d’honnêteté — et c’est précisément elles qui semblent maintenant particulièrement contrastées face aux soupçons.
Glam, âgé de 50 ans, racontait à l’auditoire qu’il avait appris une règle simple dès l’enfance. Selon lui, sa mère répétait toujours : avec l’argent personnel, on peut faire ce qu’on veut, mais les fonds publics sont « sacrés » et nécessitent une responsabilité particulière. Ces phrases, prononcées à la tribune, ont été qualifiées de « surprenantes » par les participants à la conférence à la lumière de l’enquête en cours.
Dans son discours, le maire conseillait ses collègues des conseils locaux, soulignant que leur tâche n’était pas de garder les budgets dans les bureaux, mais de faire parvenir l’argent aux habitants. Il parlait de la collecte des déchets, de l’éducation, de la culture, de la capacité à négocier avec le gouvernement et à trouver des financements. « Et l’argent est là », assurait-il à l’audience.
C’est à cet endroit que l’histoire prend un contexte particulièrement dur. NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency souligne : lorsque les déclarations publiques sur la morale et la responsabilité coïncident avec des soupçons de corruption systémique, le préjudice public dépasse largement le cadre de l’affaire spécifique.
Selon l’enquête, le schéma était le suivant : de grosses sommes de dons étaient transférées via plusieurs structures commerciales non nommées. En retour, de faux reçus pour des travaux et services qui n’étaient en réalité pas effectués étaient émis. L’argent destiné à la population affectée du sud du pays finissait dans les poches des suspects.
Il s’agit de millions de shekels — des fonds donnés par des Israéliens et des donateurs étrangers, espérant qu’ils iraient aider les personnes ayant survécu aux tirs de roquettes et à l’évacuation.
Vers midi, les médias israéliens ont rapporté un autre détail : dans le cadre de l’enquête, l’épouse du maire, Tali Glam, a été arrêtée pour être interrogée. Son rôle possible dans les opérations financières est également étudié par l’enquête.
Pour le moment, la police continue de recueillir des témoignages et d’analyser les documents financiers. Aucune accusation officielle n’a encore été portée, mais le simple fait de l’arrestation du maire lors d’une conférence professionnelle est déjà devenu l’un des scandales de corruption les plus retentissants de l’année.
L’enquête se poursuit. Ses résultats auront une importance non seulement pour Ashkelon, mais aussi pour l’ensemble du système de gouvernance locale en Israël — surtout en temps de guerre, lorsque la confiance dans la répartition des fonds publics devient d’une importance critique.