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Le ministère de la Défense des États-Unis a publié une version mise à jour de la Stratégie de défense nationale. Le document indique immédiatement un changement de priorités : Washington se concentre non pas sur l’expansion mondiale, mais sur la protection de son propre territoire et de l’hémisphère occidental.

L’accent est mis sur la sécurité continentale des États-Unis, le canal de Panama, le Groenland et le golfe du Mexique. Ce sont précisément ces points qui sont considérés comme critiques pour les intérêts américains dans les années à venir.

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La Chine, qui était récemment considérée comme la principale menace systémique, est reléguée au second plan dans la nouvelle stratégie. Sa dissuasion est maintenue, mais désormais principalement par des méthodes diplomatiques et par le renforcement de la défense dans la région du Pacifique.

Un bloc distinct est consacré à l’Ukraine. Ici, le Pentagone transfère assez directement la responsabilité principale du soutien à Kiev aux États européens. La logique est simple : la sécurité de l’Ukraine est avant tout une question de stabilité européenne, et donc de ressources européennes.

La Russie est décrite dans le document comme une « menace résiliente mais gérable » pour le flanc est de l’OTAN. Les problèmes démographiques et économiques sont soulignés, qui, selon les auteurs de la stratégie, limitent ses capacités.

Cependant, le Pentagone reconnaît : Moscou conserve des réserves militaires et industrielles significatives, ainsi qu’une volonté politique de mener une guerre prolongée. La formule est contradictoire — une menace apparemment contrôlable, mais en même temps capable d’une escalade à long terme.

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C’est précisément cela qui suscite le plus de perplexité. Après l’annexion de la Crimée, la guerre dans le Donbass et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, qualifier la Russie de « contrôlable » ne ressemble pas à une analyse, mais à une auto-apaisement. En 2014 et en 2022, elle a démontré une totale incontrôlabilité — tant dans les méthodes que dans l’ampleur des crimes.

Il est tout aussi étrange de limiter sa dangerosité uniquement aux pays de l’est de l’OTAN. L’histoire des conflits mondiaux fonctionne selon le principe du domino : les territoires conquis deviennent une base de ressources pour l’étape suivante. En se renforçant aux dépens de ses voisins, l’agresseur va presque toujours plus loin.

L’illusion de « contrôlabilité » est particulièrement dangereuse ici. L’économie des occupations, le parasitisme sur les voisins, la mobilisation de la violence de masse — la Russie moderne n’a tout simplement plus d’autres modèles d’existence. Et la vitesse à laquelle le fascisme et le sadisme se normalisent au sein de la société ne laisse pas de place à l’optimisme.

Dans ce contexte, la stratégie, comme écrite à l’encre rose, semble être une incompréhension de l’ampleur de la menace pour toute la civilisation, et pas seulement pour le « flanc est ».

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Une section distincte du document est consacrée à l’Iran. Le Pentagone déclare à nouveau que lors de l’opération « Marteau de minuit », les frappes sur les sites de Fordo et Natanz ont complètement détruit le programme nucléaire iranien. La conclusion formelle — la guerre n’est pas nécessaire.

Ensuite, des remerciements sont adressés à Israël : « l’axe de résistance » — les proxys iraniens — est pratiquement détruit, le facteur clé étant la campagne de deux mois de Tsahal au Liban. Cela semble être un autre argument en faveur de la désescalade.

Mais déjà dans les paragraphes suivants, les auteurs de la stratégie écrivent le contraire : le régime iranien cherche à rétablir son potentiel militaire et nucléaire. Cela signifie que le risque de guerre persiste.

La formule finale est extrêmement franche : « des opportunités significatives s’ouvrent aux États-Unis pour modifier l’architecture de sécurité dans la région ». Traduction diplomatique — une fenêtre d’opportunités signifie une préparation à de nouveaux scénarios de force.

En fin de compte, le document oscille entre « il n’y aura pas de guerre » et « elle est inévitable ». Ces oscillations durent depuis plusieurs mois : y aura-t-il ou non, cinquante-cinquante, sans réponses claires ni conclusions fermes.

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Et c’est précisément dans cette incertitude que réside le principal signal de la nouvelle stratégie. NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency en parlent non pas comme d’une théorie, mais comme d’une réalité dans laquelle les décisions sont prises dans le contexte des guerres, et non après leur fin.

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