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Le discours du président de l’Ukraine à Davos le 22 janvier 2026 est devenu l’un des plus durs de tout le forum. Après des négociations avec le président des États-Unis Donald Trump, le leader ukrainien Volodymyr Zelensky a publiquement remis en question la capacité de l’Europe à se défendre — politiquement, militairement et institutionnellement.

Il ne s’agissait pas de théorie. Zelensky a directement demandé : si les États-Unis sont capables de bloquer la flotte fantôme de la Russie, pourquoi l’Europe ne le fait-elle pas ? Pourquoi les pays européens comptent-ils sur l’aide américaine en cas d’attaque, sans avoir de plan « B » si Washington décide de ne pas intervenir ?

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La thèse clé a été formulée de manière abrupte et délibérément provocante. Le président vénézuélien Nicolas Maduro est en prison à New York. Le président russe — non. Et cela, a souligné Zelensky, se produit la quatrième année de la grande guerre en Europe. Un fait impossible à ignorer, quoi qu’on en dise.

Le président de l’Ukraine a rappelé qu’il y a exactement un an, lors de ce même forum Forum économique mondial à Davos, il avait prononcé les mêmes mots. Selon lui, rien n’a changé en un an : l’Europe ne sait toujours pas comment se défendre et espère toujours que « cela fonctionnera d’une manière ou d’une autre ».

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Une partie distincte du discours a été consacrée à la sécurité du nord. Zelensky a directement pointé le Groenland — comme un exemple de la confusion stratégique de l’Europe. L’envoi de quelques dizaines de soldats, selon lui, n’est pas un signal de force, mais une démonstration d’incertitude. Si des navires russes naviguent au large, l’Ukraine est prête à aider. Elle a de l’expérience. Et une compréhension de la manière d’agir dans de telles conditions.

La salle a réagi par des applaudissements debout. Pas par politesse — par reconnaissance du problème. Zelensky n’a pas caché son scepticisme à l’égard de l’OTAN : l’alliance est perçue comme une garantie, mais peu ont vu des actions réelles au-delà des déclarations. L’Europe vit dans la foi en un mécanisme qui n’a jamais été testé dans son intégralité.

Une critique sévère de la faiblesse institutionnelle a également été exprimée. Le tribunal pour les crimes de guerre russes n’a même pas encore de bâtiment. Les actifs russes gelés restent gelés — sans mécanisme fonctionnel pour les utiliser. C’est, selon Zelensky, le résultat d’une politique délibérée de Moscou.

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Il a également souligné une contradiction dont on préfère ne pas parler à haute voix en Europe : la Russie obtient des composants pour ses missiles non seulement de la Chine, mais aussi des pays de l’UE et des États-Unis. Dans le même temps, les capitales européennes demandent à Kiev de ne pas soulever la question des missiles Tomahawk, pour « ne pas irriter Washington ».

En conclusion, Zelensky a formulé une conclusion stratégique. L’Europe a besoin d’une Ukraine forte et indépendante non par solidarité, mais par pragmatisme. Parce que demain, l’Europe pourrait avoir à se défendre seule. Et si l’Ukraine est à ses côtés, selon lui, « personne ne vous piétinera ».

C’est précisément ce message — sans langue de bois ni illusions — qui est devenu central à Davos. Son sens est simple : la sécurité ne fonctionne pas sur la confiance et les attentes. Elle fonctionne sur les actions et la responsabilité. C’est ce que rapporte НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, enregistrant le moment où la question de la faiblesse européenne a été exprimée publiquement et sans détour.

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