Le président des États-Unis Donald Trump a tenu une conférence de presse à la Maison-Blanche, marquant le premier anniversaire de son deuxième mandat présidentiel.
Au lieu d’un rapport structuré sur les résultats, l’année s’est transformée en un format familier — une longue série d’évaluations personnelles, d’autosatisfaction et de critiques acerbes des opposants politiques, principalement Joe Biden.
Les journalistes n’ont pas entendu l’ordre du jour attendu avec des chiffres et des résultats.
Le ton de la rencontre était plutôt électoral que de compte rendu.
Dossier des réalisations et « succès jamais vus auparavant »
Devant les caméras, Trump est apparu avec un dossier volumineux, le qualifiant de recueil des réalisations de son administration.
Selon lui, il s’agit de résultats « que personne n’avait vus auparavant ».
Le président a déclaré qu’il pourrait lire cette liste pendant des semaines.
Parmi les exemples, il a mentionné l’accord avec l’Ukraine sur la coopération dans le domaine des terres rares.
En même temps, Trump a immédiatement ajouté que, selon lui, les terres rares « ne sont pas si rares », et que les terres et les ressources dans le monde sont plus que suffisantes.
Biden, « élections volées » et vieille rhétorique
Une partie importante du discours a de nouveau été consacrée aux élections de 2020.
Trump a répété la thèse du « vote volé », sans présenter de nouvelles preuves.
Les critiques envers Biden ont été formulées dans des termes familiers — des accusations d’échec de la politique migratoire à la hausse de l’inflation.
Le président des États-Unis a qualifié son prédécesseur de « pire président de l’histoire du pays », en variant des épithètes déjà connues.
Immigration et pari sur les Latino-Américains
Un bloc distinct de la conférence de presse a été consacré à la migration.
Trump a montré des photos de migrants illégaux arrêtés, les qualifiant de « pires des pires ».
Il a insisté sur le fait que les mesures strictes de son administration étaient justifiées.
En même temps, le président a affirmé que le niveau de soutien parmi les Latino-Américains avait augmenté pendant son deuxième mandat, ajoutant qu’il considérait la population hispanophone comme « entreprenante et travailleuse ».
Économie, médicaments et accusations envers les médias
En parlant de l’économie, Trump s’est plaint de l’absence de couverture positive dans les médias.
Il a suggéré que le problème pourrait résider dans le travail de son équipe de relations publiques.
Le président a de nouveau répété une déclaration controversée sur la « baisse des prix des médicaments de 600 pour cent », malgré la hausse continue des coûts des médicaments aux États-Unis.
Il n’a fourni aucune explication ou calcul concret.
Garde nationale et ampleur des réductions
Trump s’est arrêté séparément sur l’engagement de la Garde nationale dans les villes américaines.
Il a déclaré qu’il « aimait l’apparence des villes avec une présence militaire ».
En parlant de la réduction de l’appareil fédéral, le président a affirmé que « des millions » d’employés avaient été licenciés de la fonction publique.
Sans preuves, il a ajouté qu’ils auraient tous trouvé « un bien meilleur emploi » dans le secteur privé.
OTAN, Groenland et alliés
Dans la partie politique étrangère, Trump a de nouveau douté de la volonté de l’OTAN de protéger pleinement les États-Unis, tout en déclarant son engagement envers l’Alliance.
Ces mots ont été prononcés sur fond de déclarations précédentes acerbes sur le Groenland et de critiques des dirigeants européens.
Le président a souligné qu’il avait fait pour l’OTAN « plus que quiconque — vivant ou mort ».
Prix Nobel et avenir de l’ONU
Trump a de nouveau abordé le sujet du prix Nobel de la paix, exprimant son mécontentement de ne pas l’avoir reçu.
Il s’est exprimé durement à l’égard de la Norvège, où se trouve le comité Nobel.
En outre, le président a suggéré que le « Conseil de la paix » qu’il a créé pourrait à l’avenir remplacer l’Organisation des Nations Unies, bien qu’il ait immédiatement ajouté qu’il fallait « laisser l’ONU continuer d’exister ».
Selon lui, l’organisation « n’a pas été particulièrement utile », mais son potentiel reste intact.
La conférence de presse, conçue comme un bilan de l’année, est finalement devenue le reflet du style politique de Trump — avec des formulations acerbes, des évaluations personnelles et un minimum de données vérifiables.
C’est dans ce contexte que НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ce qui se passe comme un signal que le deuxième mandat de Trump se forme de plus en plus dans la logique d’une campagne politique permanente, plutôt que d’un rapport présidentiel classique.
