Le mardi 13 janvier 2026, le processus parlementaire à Kiev a pris une tournure notablement culturelle et linguistique. Le Comité des questions humanitaires et de la politique de l’information a soutenu une initiative visant non pas à des corrections cosmétiques, mais à une révision profonde de la langue de la législation ukrainienne.
Il s’agit de surmonter systématiquement les conséquences de la russification soviétique — tant dans les formulations des lois que dans leur apparence visuelle. La discussion s’est déroulée avec la participation de représentants du gouvernement, du Bureau du président, des ministères concernés et d’experts, soulignant ainsi le poids politique du sujet.
L’initiative est formalisée dans le projet de résolution «Sur le renforcement du rôle de la langue ukrainienne dans l’affirmation de l’État ukrainien» (numéro d’enregistrement 14334). Le document a été examiné le 12 janvier lors de la réunion du comité concerné Verkhovna Rada d’Ukraine.
Selon le président du parlement Ruslan Stefanchuk, une grande partie des lois en vigueur reste une « copie » de la langue russe — formellement traduite, mais construite selon une logique étrangère et saturée de bureaucratismes soviétiques.
Il a rappelé que 73 ans sous occupation soviétique ont effectivement gelé le développement de la langue scientifique et juridique ukrainienne. C’est précisément cela, selon les auteurs de l’initiative, qui nécessite maintenant une correction consciente.
Ce qu’ils proposent de changer
Un des points clés est la mise à jour de l’orthographe ukrainienne. Après des consultations avec le Cabinet des ministres et les institutions scientifiques, la finalisation de ce travail est attendue pour le 1er mars. Il ne s’agit pas de corrections symboliques, mais de mettre les normes en conformité avec la pratique linguistique moderne et les objectifs de l’État.
La deuxième direction est la création d’un glossaire juridique unique. Ce sera une base systématique des termes de la législation ukrainienne, sur laquelle linguistes et juristes travailleront ensemble. L’objectif est clair : éliminer les russismes et les formules obsolètes qui ont été reproduites par inertie du droit soviétique pendant des décennies.
La police nationale comme élément de souveraineté
Une attention particulière dans la résolution est accordée à l’aspect visuel. L’utilisation de polices d’origine russe — telles que Peterburg ou Izhitsa — est jugée inacceptable dans les documents officiels et sur les récompenses d’État.
Il est proposé de développer et d’implanter une police nationale. Elle doit devenir une partie de l’identité nationale et un symbole de souveraineté même au niveau de la présentation graphique des lois, décrets et formulaires officiels.
Le comité souligne : il ne s’agit pas seulement de la langue comme moyen de communication, mais aussi de la formation d’un espace juridique authentique. Là où la forme et le contenu ne dépendent plus de l’héritage de l’empire, mais travaillent pour leur propre État et son avenir — comme le fixe de manière cohérente NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
