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À Haïfa, les lauréats du titre municipal « Citoyen d’honneur de Haïfa » — en hébreu, c’est יקירי העיר חיפה — ont été annoncés. Parmi les 12 nouveaux lauréats pour l’année 2025 se trouve une rapatriée d’Ukraine : Mira Gross (מירה גרוס), originaire de Chernovtsy.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu le 8 janvier 2026 au Centre « Krieger » — מרכז קריגר. La liste officielle des lauréats y a également été publiée. Dans les documents de la mairie, à côté du nom de Mira Gross, son statut social est indiqué : « יו »ר מועצת בני ברית חיפה » — présidente du conseil B’nai B’rith Haïfa (בני ברית חיפה), avec une explication sur son leadership dans les initiatives bénévoles dans le domaine de la santé, du soutien aux femmes, du travail avec les adolescents ayant des besoins spéciaux et des projets liés à la vie commune des différentes communautés de la ville.

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L’histoire de Mira Gross est un exemple de contribution « silencieuse », qui devient rarement le héros des gros titres. Mais ce sont précisément ces biographies de la ville qui sont généralement reconnues : elles contiennent des décennies de travail, de responsabilité, de résilience humaine et l’habitude de mener les choses à bien.

Juifs d'Ukraine : Mira Gross de Chernovtsy — parmi les 12 « Citoyens d'honneur de Haïfa » pour l'année 2025
Juifs d’Ukraine : Mira Gross de Chernovtsy — parmi les 12 « Citoyens d’honneur de Haïfa » pour l’année 2025

Que signifie le titre « ikarei Haïfa » (יקירי העיר חיפה)

La récompense « יקירי העיר חיפה » n’est pas un concours de popularité ni une « coche » formelle pour un projet réussi. La municipalité souligne : le titre est décerné une fois par an et, en règle générale, à pas plus de 12 personnes. Les règles indiquent un critère d’âge : les candidats sont pris en compte s’ils ont 70+, ainsi que l’importance d’une longue résidence dans la ville et que le « centre de vie » de la personne soit à Haïfa. La commission, comme indiqué, prend en compte, si possible, le tableau démographique de la ville.

En d’autres termes, c’est toujours une histoire de longue distance. Pour être remarqué à ce niveau, il faut être utile pendant des années — à l’hôpital, à l’école, dans les structures communautaires, dans les projets urbains, dans des endroits où l’aide ne semble pas « médiatique », mais sans laquelle tout s’effondre.

Chernovtsy → Israël : début de la biographie de Mira Gross (מירה גרוס)

Dans la biographie officielle publiée par la municipalité, il est dit que Mira Gross est née en 1948 à Chernovtsy (Ukraine). Les noms des parents y sont également indiqués : Zalman et Sara Berkovich.

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Il est souligné séparément que la famille avait le statut de « מסורבת עלייה » — « refusniks » : la rapatriation n’était pas une procédure simple, il fallait obtenir l’autorisation de partir. En 1972, elle a rapatrié en Israël avec son mari et sa fille de trois mois. Ce détail est important non pas « pour la sentimentalité », mais pour comprendre la réalité : son déménagement dans un nouveau pays n’a pas commencé par une « période d’adaptation dans le calme », mais directement avec des responsabilités et des tensions domestiques.

Dans la même biographie, il est dit que son mari est Leon Gross (ליאון גרוס), footballeur du Dynamo de Kiev. Pour le public de Haïfa, ce n’est pas une simple information : Leon Gross, après sa rapatriation, a également été lié au football israélien, donc le nom est reconnaissable dans la ville, pas seulement dans le milieu médical.

Études et base professionnelle : pas « juste une infirmière »

Les données officielles de la mairie ajoutent des touches qui se perdent généralement dans un court résumé.

Mira Gross a un baccalauréat en biologie et en soins infirmiers. Plus tard, elle a poursuivi ses études et son développement professionnel — c’est un élément important de sa carrière, car les soins infirmiers en Israël, au niveau de la gestion, ont depuis longtemps cessé d’être seulement un « métier » et nécessitent des compétences administratives et systémiques.

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Dans cette biographie, on ne ressent pas de « carriérisme pour la carrière ». Plutôt — l’habitude d’apprendre et d’élargir ses compétences pour être responsable des personnes et des processus à l’hôpital sans se leurrer.

« Lin » (מרכז רפואי לין) : 43 ans de médecine et responsabilité pour le système de soins

Professionnellement, Mira Gross est infirmière. Dans la biographie officielle, il est indiqué qu’environ six mois après sa rapatriation, elle a commencé à travailler dans le système de santé. Plus tard, elle s’est spécialisée dans le domaine du diabète, et avec le temps, elle est arrivée à un poste de direction au centre médical « Lin » à Haïfa — מרכז רפואי לין (c’est une structure de Clalit, כללית).

Dans les sources, on trouve deux formulations proches : אחות ראשית (infirmière en chef) et מנהלת הסיעוד (directrice/responsable du service infirmier). Pour que cela sonne précisément en français et « sans hésitation », il est plus correct d’écrire ainsi : responsable du service infirmier du centre médical « Lin ».

Ce n’est pas un poste « de bureau ». C’est une responsabilité pour les normes de soins, la formation et la qualité du travail du personnel infirmier, l’organisation des processus, la répartition des ressources, la communication entre les départements. C’est généralement à ce niveau qu’une personne devient celle qui maintient la clinique « en forme » chaque jour — sans bruit excessif.

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Mira Gross a pris sa retraite en 2016. Si l’on compte selon la chronologie publique (travail peu après 1972–1973 et jusqu’en 2016), le chiffre « 43+ ans » semble justifié. Le journal israélien Haipo, dans un article sur son départ à la retraite, le formule clairement : 43 ans de travail dans le système des soins infirmiers et de gestion. Il y est également décrit une soirée d’adieu à laquelle, selon la publication, environ 120 collègues ont assisté.

Dans une note séparée de Haipo sur la nomination de sa successeure, un autre détail important est ajouté : Mira Gross a été responsable du service infirmier de « Lin » pendant environ deux décennies. Ce n’est plus simplement « a longtemps travaillé », mais « a longtemps dirigé le système », ce qui est un point clé pour l’hôpital.

Travail au-delà de l’hôpital : éducation, santé publique et projets systémiques

La biographie officielle de la mairie souligne : son activité ne se limitait pas aux murs de « Lin ».

Parmi les directions mentionnées figurent des projets d’éducation à la santé, ainsi que la participation au niveau de l’interaction des structures de santé. La biographie mentionne également un projet du ministère de la Santé lié à la promotion d’un mode de vie sain, mentionnant le format de conférences et de rencontres pour différents publics — des enfants aux personnes âgées.

Ces détails sont importants pour une raison : ils montrent que sa carrière s’est développée vers la santé publique et une approche systémique — quand on pense non seulement au patient actuel, mais aussi à comment faire en sorte que les gens tombent moins malades et comprennent mieux ce qui leur arrive.

Après la retraite : B’nai B’rith Haïfa (בני ברית חיפה) comme continuation du « travail urbain »

Si l’histoire s’était terminée en 2016, ce serait déjà une biographie forte.

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Mais elle continue — et c’est précisément ici qu’apparaît une deuxième couche, que la mairie associe directement à l’attribution du titre « יקירי העיר חיפה ».

Après sa retraite, Mira Gross a poursuivi son activité communautaire au sein de B’nai B’rith Haïfa (בני ברית חיפה). Dans la liste officielle des lauréats, à côté de son nom, le poste est indiqué : יו »ר מועצת בני ברית חיפה — présidente du conseil de l’organisation.

La mairie formule les directions de son travail de manière assez claire : projets bénévoles dans le domaine de la santé, soutien aux femmes, aide aux adolescents ayant des besoins spéciaux, initiatives liées au dialogue intercommunautaire et à la « vie commune » dans la ville.

Une félicitation distincte de l’organisation B’nai B’rith après la cérémonie (datée du 9 janvier 2026) ajoute des précisions : on lui attribue l’aide à l’ouverture de nouvelles sections, le soutien aux femmes, le travail avec les adolescents, avec les « soldats isolés » et avec les rapatriés, ainsi que la promotion de la qualité de vie et de la santé dans la communauté.

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Il est important de souligner cela en termes simples : il ne s’agit pas de « participation symbolique », mais de travail qui nécessite du temps, des liens avec les gens, des compétences organisationnelles et la capacité de s’impliquer constamment.

Dans les publications locales liées à B’nai B’rith, des projets pratiques sont également mentionnés — par exemple, des initiatives d’aide aux enfants de familles à faible revenu (comme la fourniture de sacs à dos scolaires). Ils sont utiles en tant que fait : ils montrent l’ampleur du travail « terrestre », qui ne nécessite pas de caméra.

Pourquoi Haïfa a reconnu une telle biographie

Lorsque la mairie décrit le sens de la récompense « ikarei de la ville », un critère compréhensible est exprimé : ce sont des personnes qui ont laissé une empreinte dans la vie de Haïfa.

L’histoire de Mira Gross correspond à ce critère presque « de manière exemplaire », mais sans pathos exemplaire :

  • alia de Chernovtsy, chemin difficile de la famille « refusnik » ;
  • décennies de médecine à Haïfa ;
  • rôle de direction dans le service infirmier de « Lin » ;
  • poursuite du travail communautaire après la retraite, et ce dans des structures qui aident réellement les gens ;
  • combinaison d’expérience professionnelle et de pratique bénévole.

Cela ressemble à une logique urbaine normale : Haïfa reconnaît ceux qui, pendant des années, font un travail dont dépendent les autres. Et le fait sans avoir besoin de transformer la personne en « affiche ».

Pourquoi c’est important pour la rubrique « Juifs d’Ukraine »

Chernovtsy est une ville avec une forte histoire juive, et pour de nombreux Israéliens d’origine ukrainienne, cette géographie n’est pas abstraite, mais personnelle.

L’histoire de Mira Gross n’est pas faite de déclarations bruyantes, de scandales ou de « grande politique ». Elle parle de la manière dont les Juifs d’Ukraine se sont intégrés en Israël à travers des professions systémiques et une responsabilité communautaire : hôpitaux, éducation, réseaux bénévoles, soutien à ceux qui ont des difficultés.

Et, peut-être, c’est l’un des moyens les plus précis de parler de « contribution » : non pas avec des slogans, mais avec des biographies où l’on voit combien d’années une personne a soutenu la ville.

Евреи из Украины: Мира Гросс из Черновцов — среди 12 «Почётных жителей Хайфы» за 2025 год

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